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Le premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô essuie un nouveau revers. Sa loi de finances rectificative pour 2026, calibrée pour répondre aux attentes du FMI, a été rejetée par l’Assemblée nationale, mardi 3 novembre, pour la troisième fois consécutive.
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Le revers est cruel pour le gouvernement sénégalais. Mardi 3 novembre, la majorité parlementaire conduite par les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) a rejeté, pour la troisième fois depuis le 23 octobre, le projet de loi de finances rectificative pour 2026 porté par le premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô. Pour le pouvoir, l’enjeu est de taille. S’il veut voir le Fonds monétaire international (FMI) approuver définitivement un programme qui débloquerait une aide de 2,2 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) pour la période 2026-2029, il doit présenter une politique budgétaire conforme aux attentes de l’institution internationale. Et pour asseoir sa légitimité, tenter d’obtenir l’assentiment des députés.
Le budget révisé pour 2026 traduit des ajustements adoptés à la suite d’un accord préliminaire conclu entre Dakar et le FMI en septembre, deux ans après la suspension du programme qui les liait. Le Sénégal se débat avec une dette publique colossale, en partie accumulée sous la présidence de Macky Sall (2012-2024), dont l’encours atteignait 132 % du PIB à la fin de 2024. Le FMI attend un « plan de traitement de la dette » en contrepartie du programme d’aide, et suit de près les débats budgétaires.
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Source: Le Monde · Jules Crétois
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