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Jugée pour actes de torture et de barbarie sur sa fille Inass, 4 ans, dont le corps a été retrouvé en 1987 en bordure d’autoroute, Halima El Bakhti, 72 ans, n’a livré que des réponses indigentes à son interrogatoire devant la cour d’assises du Loir-et-Cher.

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Les parents d’Inass Touloub, Halima El Bakhti (à gauche) et Ahmed Touloub (à droite), lors de leur procès pour le meurtre présumé de leur fille Inass, au palais de justice de Blois, le 2 novembre 2026.

Elle a gardé son pardessus et son écharpe qui lui donnent l’air de n’être que de passage. Et c’est au fond ce qui restera d’elle, après quatre heures de réponses indigentes à son interrogatoire, vendredi 6 novembre devant la cour d’assises du Loir-et-Cher à Blois : Halima El Bakhti, 72 ans, ne fait que passer à son procès pour actes de torture et de barbarie sur sa fille Inass, retrouvée morte il y a trente-neuf ans, en bordure de l’autoroute A10. Elle est trop loin, depuis trop longtemps, et il est trop tard.

Certes, elle parle. Elle fait des efforts. Sa voix, quasi inaudible les jours précédents, paraît mieux assurée. Parfois même, elle s’anime. Surtout lorsqu’elle parle d’elle. Surgit alors, intacte, enkystée, la rancœur contre son ex-mari Ahmed Touloub – jugé à ses côtés pour complicité – qui lui a fait quitter son métier d’institutrice à Casablanca pour un deux-pièces de la banlieue parisienne, une cuisine et une chambre à côté de l’épicerie-boucherie, avec les toilettes à l’extérieur, où ils se serrent d’abord à quatre avec leurs filles aînées, puis à cinq, six, sept, et huit.

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Source: Le Monde · Pascale Robert-Diard

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