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Le Parti libéral du candidat défait a reconnu les résultats de l’élection présidentielle, comme ses alliés d’extrême droite en Amérique du Sud. Le fils de l’ex-président, mis en cause dans plusieurs affaires de corruption, s’est vu confisquer ses passeports par la justice et a interdiction de quitter le pays.

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Flavio Bolsonaro, après sa défaite au second tour de l’élection présidentielle, à Brasilia, le 25 octobre 2026.

Flavio Bolsonaro semble de plus en plus fragilisé. Ses accusations de fraude après sa défaite à l’élection présidentielle brésilienne, dimanche 25 octobre, face au président sortant Luiz Inacio Lula da Silva ne trouvent guère d’écho et ses alliés prennent leurs distances. A l’instar de son père, l’ancien président Jair Bolsonaro (2019-2023), qui avait contesté sa défaite à l’élection présidentielle de 2022, le sénateur a refusé de reconnaître la victoire de la gauche, qui s’est imposée à la suite d’une remontée historique avec 51,79 % des suffrages, contre 48,21 % pour l’extrême droite.

L’ex-candidat a défendu que la prolongation de deux heures de l’ouverture des bureaux de vote, en raison d’une paralysie des transports publics dans plusieurs villes qui empêchait de nombreux électeurs de se rendre aux urnes, avait favorisé son adversaire. « Il est impossible de reconnaître les résultats de l’élection », avait-il déclaré à l’issue du scrutin.

Ces accusations n’ont pas convaincu. Son propre parti, le Parti libéral, ainsi que quatre formations politiques qui l’avaient rallié à l’issue du premier tour, ont reconnu les résultats de l’élection. « Flavio Bolsonaro agit clairement de mauvaise foi », explique Mariana Chaise, politiste à l’université de Campinas. « La prolongation du scrutin a eu un impact très limité sur le résultat », souligne-t-elle. Avec une large avance de 4,4 millions de voix sur son rival, le président Lula « aurait remporté le scrutin même si les bureaux avaient fermé à l’heure initiale », assure la chercheuse.

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Source: Le Monde · Anne-Dominique Correa

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