Par Leopold Paitier
Publié le 31/10/2026 à 14h31, mis à jour le 31/10/2026 à 14h36
Le courrier, posté dans les Côtes-d’Armor, est arrivé une semaine après l’attentat du 23 octobre dernier. À l’intérieur se trouvait une lettre contenant des propos racistes et antisémites.
Une semaine jour pour jour après l’attentat raciste de Trappes, le maire de la commune, Ali Rabeh, a reçu une enveloppe haineuse et suspecte, a appris Le Figaro de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.
Elle aurait été découverte par le responsable du centre postal de Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) ce vendredi 30 octobre aux alentours de 11h30. Alors qu’il ouvre un courrier destiné au maire de Trappes, une poudre blanche se serait aussitôt échappée de l’enveloppe. Glissée à l’intérieur, une lettre contenait des propos «antisémites et racistes» visant l’édile, indique notre source.
Dépêchés sur place, les pompiers auraient installé un sas de décontamination, dans lequel neuf employés, trois policiers et un journaliste auraient été isolés. Les analyses auraient finalement établi que la substance blanche était «du talc», assure notre source proche de l’enquête.
Selon les premiers éléments de l’investigation, la lettre aurait été postée le 28 octobre dans les Côtes-d’Armor, à plus de 400 kilomètres de sa destination. Le 23 octobre, Trappes et La Verrière ont été le théâtre d’un attentat raciste qui a coûté la vie à un homme de 26 ans et fait sept blessés. Son auteur présumé, Kévin T., a été mis en examen jeudi notamment pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante de racisme.
Source: Le Figaro · Leopold Paitier
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