Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Pour conserver leur rôle pivot sur les marchés de l’énergie, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis doivent repenser leurs stratégies commerciales et logistiques.

Article réservé aux abonnés

Elizabeth Westcott, PDG de Woodside Energy, à Sydney, le 5 novembre 2026.

Il y a quelques mois encore, le Qatar était l’un des principaux fournisseurs de gaz naturel liquéfié (GNL) de la planète, grâce aux gigantesques réserves d’or bleu de son gisement North Field. Le voilà désormais lancé dans une frénésie d’achat de GNL américain.

Sa société publique, QatarEnergy, vient de signer, fin octobre, plusieurs contrats d’approvisionnement depuis des installations au Texas et en Louisiane avec Woodside et Cheniere Energy, qui feront du riche émirat gazier, d’ici au début de la prochaine décennie, le premier acheteur mondial de GNL des Etats-Unis. Une façon de sécuriser du gaz hors du Golfe pour ses clients à l’étranger. Bref, de se prémunir à long terme contre les perturbations affectant… ses propres exportations.

Cette manœuvre en dit long sur les bouleversements engendrés par plus de huit mois de guerre au Moyen-Orient pour les pays producteurs du Golfe. Aucune issue crédible ne se profile pour mettre fin à ce conflit, déclenché le 28 février, par une offensive conjointe des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Alors que Washington et Téhéran continuent de s’affronter sur l’avenir du détroit d’Ormuz, les pétromonarchies mènent une course contre la montre pour s’affranchir de leur dépendance vis-à-vis de ce goulet maritime. Et réaffirmer, en dépit du chaos, leur rôle pivot dans l’industrie mondiale des hydrocarbures.

Il vous reste 81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source: Le Monde · Marie de Vergès

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira