DÉCRYPTAGE - Plus d’une vingtaine de vols commerciaux ont été déroutés jeudi. Les auteurs sont inconnus. Mais les incidents interrogent dans un contexte d’agressivité croissante de la Russie.
Il n’a fallu que quelques messages anonymes et malveillants pour perturber le trafic aérien européen. Depuis lundi, plusieurs vols commerciaux ont été la cible de fausses alertes à la bombe. Jeudi, un A 320 de la compagnie Aer Lingus, parti de Dublin à destination de Rome, a été dérouté sur la base aérienne d’Évreux après avoir été « intercepté » dans le ciel français, c’est-à-dire accompagné, par un Rafale puis un Mirage 2000 de l’armée de l’air, affectés à la mission de « posture permanente de sûreté ». « Le pilote n’ayant pas coopéré comme attendu, le premier ministre a immédiatement ordonné que des avions de chasse interceptent l’avion et l’escortent », a rapporté Matignon. Chaque cas doit être « pris au sérieux », assure une source militaire. En France, la police du ciel est assurée par l’armée de l’air sous la responsabilité ultime du premier ministre.
La vague de fausses alertes a touché toute l’Europe. Jeudi, au moins 27 vols de différentes compagnies, comme Aer…
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Source: Le Figaro · Nicolas Barotte
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