RÉCIT - En novembre 2020, le producteur de rap avait été passé à tabac par les fonctionnaires qui avaient signé un procès-verbal fallacieux pour justifier leur intervention.
Sans la caméra de vidéosurveillance, Michel Zecler, 47 ans, serait aujourd’hui dans la peau d’un accusé et trois policiers prendraient place sur le banc des parties civiles. Mais les images captées le 21 novembre 2020 ont conduit à un renversement des rôles : ce sont les fonctionnaires - le cas d’un quatrième relevant du tribunal correctionnel a été disjoint - qui sont renvoyés devant la cour criminelle départementale (CCD) de Paris pour des violences sur le producteur de rap et des faux en écritures publiques. Ils encourent 15 ans de réclusion et 225 000 euros d’amende.
C’était il y a six ans, c’était le confinement, c’était le temps des masques. Or, en ce soir de novembre, M. Zecler n’en porte pas. C’est, selon les intéressés, la raison pour laquelle un équipage de police en patrouille dans le 17e arrondissement de la capitale, décide de procéder à un contrôle d’identité. Il sera question plus tard d’un soupçon de consommation de cannabis.
La scène, filmée, raconte une autre histoire
Michel Zecler est costaud. Il est noir, aussi…
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Source: Le Figaro · Stéphane Durand-Souffland
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