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À Tolède, devant une résidence religieuse transformée en centre médical provisoire, des familles attendent des nouvelles de leurs proches, le 29 octobre 2026. AP Photo/Andrea Comas

TÉMOIGNAGES - Dans cette ville espagnole proche du lieu de la collision de mercredi, le commandement de la Garde civile effectue des prélèvements ADN pour identifier les victimes, dont les familles se rendent aussi à l’hôpital ou encore à la morgue.

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Il est bientôt 10 heures et une jeune femme quitte la casa sacerdotal de Tolède pour se rendre au cabinet de psychologues où elle commencera sa journée de travail. Elle s’est levée aux aurores pour rencontrer, à titre bénévole, des familles de disparus de la catastrophe ferroviaire d’Urda, l’une des plus meurtrières du rail espagnol. « On les aide à faire une démarche, à obtenir un traitement ou simplement on leur sert un café. Le plus dur, c’est d’accompagner l’incertitude » dit-elle, enlevant sa chasuble de l’ONG Caritas avant de se mettre au volant.

C’est dans cette résidence pour les prêtres âgés du diocèse, mise à disposition par l’Église catholique, que sont reçus les proches des voyageurs des deux trains sinistrés mercredi à Urda. Ils sont en quête de réponses. Ou, au moins, de pistes. Outre les psychologues, la Garde civile est présente pour enregistrer les dépositions et écarter les curieux.

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Source: Le Figaro · Mathieu de Taillac

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