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En plus des humiliations et des violences physiques subies par les voyageurs palestiniens transitant par le terminal de Rafah, une dizaine de Gazaouis ont été arrêtés depuis mars au poste-frontière par les forces israéliennes, sans aucune explication.
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La seule information que Maysoun a pu obtenir sur sa mère, Amal Al-Rifi, âgée de 60 ans, est son lieu de détention. Jointe par téléphone à Gaza, où la presse étrangère est bannie par Israël depuis les massacres du Hamas du 7 octobre 2023, cette avocate de 30 ans témoigne de son désarroi.
Atteinte d’un cancer, sa mère a été arrêtée avec son autre fille, Yasmine, qui l’accompagnait, alors qu’elles rentraient d’Egypte, où Amal Al-Rifi était soignée depuis février 2025. « Ma mère souffre d’un cancer du sein qui s’est propagé aux poumons. Pendant la trêve de 2025 à Gaza, elle a bénéficié d’une évacuation médicale vers l’Egypte, coordonnée avec l’Organisation mondiale de la santé. Elle y a subi deux interventions chirurgicales et de nombreuses cures de chimiothérapie. Mais le traitement l’a épuisée et son état psychologique s’est dégradé. Elle a demandé à rentrer à Gaza, préférant mourir auprès de nous. Elle ne supportait plus l’éloignement », confie Maysoun Al-Rifi, qui réside dans la ville de Gaza.
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Source: Le Monde · Marie Jo Sader
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