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REPORTAGE - Dans le quartier de Little Havana, l’épicentre de la diaspora cubaine en Floride, on attend toujours la chute du régime cubain, que font miroiter l’Administration Trump et son secrétaire d’État, Marco Rubio.
Passer la publicitéRoberto Perez De Camino avait 4 ans le jour de son départ de Cuba vers les États-Unis, mais il en conserve un souvenir intact. Son père, prisonnier politique, a été expulsé avec sa femme et ses enfants, « pistolet sur la tempe ». De cet exil, il y a 60 ans, Roberto a forgé une conviction. « Le communisme tue », dit-il, accoudé au comptoir d’un bar de la « Calle Ocho », en mâchant le bout de son cigare.
Cette rue est l’épicentre de la diaspora cubaine à Miami. Avec ses bars à tabac, ses poules errantes, et ses terrasses en musique où la guitare et les percussions résonnent à toute heure du jour, elle est une réplique presque parfaite d’un quartier animé de La Havane. Mais c’est en Floride, au-delà de la mer, à moins de 400 kilomètres de Cuba. Des indices rappellent aussi que l’on ne déambule pas dans les rues de la capitale cubaine. Les noms des héros de la résistance contre la révolution castriste sont gravés sur les trottoirs. Dans un petit carré de verdure donnant sur la…
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Source: Le Figaro · Mayeul Aldebert
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