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Le premier ministre s’est engagé, vendredi, à la reconstruction à l’identique de l’édifice dans le cadre d’une « procédure Notre-Dame ». De nombreux arrêtés ont été pris en vue de la mobilisation de samedi.
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La nuit était tombée depuis longtemps et le couvre-feu imposé dans une partie du centre-ville venait d’entrer en vigueur lorsque, vers 22 heures vendredi 23 octobre, Sébastien Lecornu, au terme d’une visite éclair de deux heures, a pris la parole devant la presse dans la cour du commissariat central de Limoges.
Dans un froid humide, aux côtés du maire, Guillaume Guérin (Les Républicains), qui avait menacé de démissionner si l’Etat ne prenait pas à sa charge la reconstruction de l’hôtel de ville incendié au cours de la manifestation du 17 octobre, le premier ministre a répondu aux attentes : le bâtiment construit à la fin du XIXe siècle sera entièrement classé aux monuments historiques afin de pouvoir bénéficier des financements réservés au patrimoine. Un amendement « Limoges » sera introduit dans le projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement, dont le retour en discussion est prévu à l’Assemblée nationale en novembre, permettant d’assouplir et d’accélérer les procédures de reconstruction.
Comme pour la cathédrale Notre-Dame à Paris, endommagée par un incendie en 2019, la maîtrise d’ouvrage sera confiée à un seul établissement, en l’occurrence l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture. La défiscalisation prévue pour les dons sera portée à 75 % dans le projet de loi de finances pour 2027.
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Source: Le Monde · Laurence Caramel
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