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Visitors play the "Space Marine" video-game during a press preview of the "Paris Games Week" fair in Paris, on October 22, 2024. (Photo by Dimitar DILKOFF / AFP)
DIMITAR DILKOFF / AFP

Par Pierre Trouvé

Publié aujourd’hui à 06h00

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DécryptageLe plus grand salon français dédié au jeu vidéo ouvre ses portes jeudi 22 octobre. Alors que la pratique reste très répandue dans le pays, les professionnels subissent de plein fouet une violente crise économique, qui ébranle même les champions du secteur.

Les têtes d’affiche s’appellent Final Fantasy VII : Revelation, Call of Duty : Modern Warfare 4 ou Inoxtag, animateur d’une soirée dédiée à Fortnite. Du 22 au 25 octobre, l’édition 2026 du salon du jeu vidéo Paris Games Week se tient au parc des expositions de la porte de Versailles. L’ambition affichée de ses organisateurs, le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs, reste inchangée depuis la première édition en 2010 : offrir un rendez-vous populaire pour les amateurs de jeux vidéo, tout en célébrant le dynamisme de cette industrie, dont le marché français a dégagé 5,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025.

En 2025, le succès international de Clair Obscur : Expedition 33, couronné plusieurs fois « jeu de l’année » et signé par les Montpelliérains de Sandfall Interactive, a confirmé la reconnaissance de l’expertise hexagonale. 83 % des professionnels français jugent d’ailleurs le pays attractif en la matière, plaçant le savoir-faire au premier rang de ses atouts, selon le baromètre 2025 de l’industrie du jeu vidéo du Centre national du cinéma (CNC) et du Syndicat national du jeu vidéo (SNJV), publié le 15 octobre.

Plus de 2 000 jeux étaient ainsi en production en 2025 sur le territoire. La filière recensait au moins 10 000 professionnels répartis dans plus de 1 000 sociétés – dont plus de la moitié comptait moins de cinq employés. Mais en coulisses, l’inquiétude domine : plus de six entreprises sur dix (61,4 %) se disent pessimistes quant à l’avenir du secteur, bouleversé par une crise économique depuis quatre ans.

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Source: Le Monde · Pierre Trouvé

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