Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Le Conseil des gouverneurs de la BCE a laissé les taux inchangés, en dépit de la reprise de l’inflation en zone euro, laissant les regards se focaliser sur l’annonce de la démission de la présidente Christine Lagarde, neuf mois avant la fin de son mandat.

Article réservé aux abonnés

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, au siège de la BCE, à Francfort, en Allemagne, le 29 octobre 2026.

Un statu quo – sur les taux directeurs, qui demeurent donc à 2,50 % – et une démission, celle de sa présidente Christine Lagarde, qui a annoncé quitter son poste, le 7 février 2027, neuf mois avant la fin de son mandat : plutôt que de faire bouger les marchés, qui s’attendaient largement à ce que le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) laisse les taux inchangés, la réunion de l’institution monétaire, jeudi 29 octobre, aura largement relancé les spéculations sur la succession, à sa tête, de Mme Lagarde.

Du côté des taux, malgré la reprise de l’inflation en zone euro, qui a atteint 3,8 % en septembre – soit près de deux fois la cible de 2 % fixée par la Banque centrale –, le Conseil des gouverneurs a décidé de ne pas agir dans l’immédiat. Parmi les arguments avancés pour étayer cette position, Mme Lagarde a expliqué que les « effets de second tour » de l’inflation, en particulier les pressions pour des hausses de salaire, n’étaient pas, pour l’heure, plus importants que ceux déjà prévus par la BCE.

Autres arguments pour cette approche « mesurée » : l’inflation hors énergie est « globalement inchangée », tandis que le climat d’incertitude « s’accumule et s’accroît ». Si cette décision a été prise à l’unanimité, elle a néanmoins suscité un débat au sein du Conseil des gouverneurs, a admis Mme Lagarde au cours de sa conférence de presse. Mais le statu quo l’a emporté. La BCE continuera donc de décider « réunion par réunion » et en « fonction des données », selon la terminologie habituellement utilisée à Francfort, reportant une éventuelle hausse au 17 décembre, date du prochain Conseil des gouverneurs.

Il vous reste 74.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source: Le Monde · Béatrice Madeline

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira