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Après quatre années de rénovation et de restauration, le Musée du design de Gand, le plus grand de Belgique, rouvre ses portes. Et entend valoriser sa « pertinence sociale » à travers ses nouveaux aménagements et sa programmation.
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D’un côté, une vue imprenable sur la forteresse du château des comtes, de l’autre sur la cathédrale Saint-Bavon, qui expose L’Agneau mystique (1432), des frères Van Eyck. Nous voilà au quatrième étage du Musée du design de Gand, en Belgique, qui – rouvert le 3 octobre, après quatre ans de travaux – offre un libre accès à ces panoramas inédits sur la cité portuaire. Ils sont le fruit d’une nouvelle aile cubique de six étages, conçue par les cabinets d’architectes Carmody Groarke (Royaume-Uni) et ATAMA (Belgique) à partir de briques composées à 63 % de déchets locaux. Le projet porté par la directrice sortante, Katrien Laporte, d’ouvrir le musée sur le futur, en même temps que sur la ville et ses habitants, est une réussite.
« Cette extension et cette rénovation [des bâtiments historiques, confiée au bureau d’architecture belge RE-ST] ne visent pas à créer davantage de musée, mais à créer plus qu’un musée : un musée de construction collective de sens, doté d’une pertinence sociale, au cœur d’une société diverse et complexe », a-t-elle martelé lors de l’inauguration.
Katrien Laporte, qui quittera ses fonctions au 1er novembre, entend que ce nouveau musée mis sur les rails – le plus grand de Belgique, avec 6 500 mètres carrés, dont 3 700 d’espace d’exposition – « façonne les débats de société, de la préservation de l’environnement à celle de l’humain au cœur de la technologie ». En passant par la manière dont nous vivons ensemble et prenons des décisions, thème de l’exposition inaugurale qu’elle a orchestrée : « Public Matter(s) : Design et Démocratie » (jeu de mots entre « affaire(s) publique(s) » et « l’avis du public compte »), à découvrir jusqu’au 11 avril 2027.
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Source: Le Monde · Véronique Lorelle
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