Sarah Knafo annonce saisir l'Arcom après son passage tendu sur franceinfo

Jeudi, les journalistes Simon Le Baron et Audrey Tison de la matinale radio n’ont pas ménagé la députée européenne, ce qui a donné lieu à un face-à-face rugueux à propos de l’attentat survenu à Trappes notamment.

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Dans un message publié sur X samedi, Sarah Knafo  annonce saisir l’Arcom «pour demander la mise en demeure de Radio France» après son interview chaotique sur franceinfo de jeudi. «Je suis plus que jamais pour la privatisation de l’audiovisuel public, mais tant que nous le paierons, il devra respecter la loi, et l’Arcom est là pour l’y obliger», insiste-t-elle avant de dénoncer les « 73 interruptions en 24 minutes» d’entretien, «simulacre de procès avec un bandeau “Knafo répond aux accusations” affiché dès la première minute», dénonce la députée européenne. «Une interview qui méconnaît l’une après l’autre les trois obligations que la loi impose au service public : honnêteté de l’information, impartialité, égalité de traitement», estime encore la figure du parti Reconquête.

Jeudi, son interview dans la matinale de franceinfo s’est transformée en théâtre de vives tensions avec les journalistes de la matinale Simon Le Baron et Audrey Tison, à propos notamment de l’attentat survenu à Trappes vendredi. «Ça commence bien», a d’emblée ironisé l’eurodéputée d’extrême droite quand Simon Le Baron a présenté le possible candidat à la présidentielle de Reconquête, Éric Zemmour, comme «multicondamné pour incitation à la haine raciale». «Ce sont les faits», lui a répondu le journaliste.

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Pressée de questions, Sarah Knafo a «évidemment» condamné l’attaque de Trappes, avant d’elle-même interroger les deux journalistes sur le fait que franceinfo aurait, par le passé, nié l’existence d’un «racisme anti-blancs» en France. Une tension qui a duré tout le long de l’interview, soit plus de vingt minutes. Peu après l’interview, Sarah Knafo a dénoncé sur X «une interview lunaire», «révélatrice du comportement de ces militants d’extrême gauche qu’on paie avec nos impôts». 

franceinfo défend ses journalistes

La direction de franceinfo a, de son côté, défendu mercredi son duo d’intervieweurs, déplorant une «stratégie visiblement délibérée» de la part de l’eurodéputée «de délégitimation du travail journalistique, en particulier du service public, qui se poursuit désormais sur les réseaux sociaux». La radio a apporté «son plein soutien» à ses journalistes, «qui ont exercé leur métier», condamnant «avec la plus grande fermeté les attaques, les menaces ou les tentatives d’intimidation» dont ils ont été victimes sur les réseaux sociaux. Un soutien réaffirmé ensuite par la Société des journalistes (SDJ) de Radio France. franceinfo a par ailleurs démenti s’être «excusée à l’issue» de l’entretien, «contrairement» à des affirmations du site cg-tv.com, spécialisé dans l’actualité des médias.

Source: Le Figaro · Sarah Lecoeuvre, AFP agence

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