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Le patron de la Régie autonome des transports parisiens explique la mutation rapide du groupe, conséquence de la mise en concurrence et de la stratégie de diversification en cours.

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Xavier Piechaczyk, à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), le 26 mars 2026.

Ouverture à la concurrence, réchauffement climatique, transfert des agents de bus vers les filiales… Xavier Piechaczyk, qui a pris la tête de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) en février, évoque les chantiers majeurs entamés par son entreprise, qui se développe aujourd’hui à l’étranger tout en diversifiant ses activités, au risque de perturber agents et usagers.

Au 1er novembre, la mise en concurrence des bus franciliens sera achevée avec la bascule des dernières lignes de bus vers des sociétés ad hoc, de la RATP ou d’autres exploitants. Comment le groupe vit-il ce moment ?

Il peut y avoir des nostalgiques de l’époque où la RATP était en monopole et seulement en Ile-de-France. Mais chacun a conscience que le groupe est à un moment charnière. Pour la première fois de son histoire, le chiffre d’affaires des filiales dépassera en 2027 celui du monopole historique. Cela s’explique par le transfert de 18 000 agents du bus vers des filiales dédiées, mais aussi par la croissance des autres filiales, notamment de RATP Dev qui exploite des réseaux hors Ile-de-France. Cela a été une mutation très rapide.

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Source: Le Monde · Jonathan Parienté

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