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Malgré sa récente opération au poumon, le souverain pontife a maintenu son voyage au Pérou, où il a séjourné pendant vingt ans. En Uruguay et en Argentine, il pourrait agir comme un pont entre les différents courants de l’Eglise catholique.

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Une fresque représentant les papes François et Léon XIV, sur une maison de retraite de Ciudad Papa Francisco, dans la banlieue de Buenos Aires, le 3 novembre 2026.

Ce voyage, le pape Léon XIV y tenait plus que tout. Si son prédécesseur, François, n’avait jamais réussi à revenir dans sa terre d’origine, l’Argentine, de peur que son déplacement soit récupéré par les différents courants politiques divisant le pays, Léon XIV, lui, ne l’entendait pas de cette oreille. Il se devait de visiter le Pérou, un pays crucial dans son parcours : il y est arrivé comme missionnaire, après avoir été ordonné prêtre à Rome au début des années 1980. Son séjour a duré plus de vingt ans : Robert Francis Prevost a même acquis la nationalité péruvienne.

Même la maladie ne devrait pas l’empêcher de s’y rendre. Le 26 octobre, les médecins qui l’avaient opéré neuf jours plus tôt, lui retirant le lobe d’un poumon afin de circonscrire une tumeur maligne, ont annoncé que Léon XIV, 71 ans, allait pouvoir accomplir son périple comme prévu : une visite du 6 au 17 novembre en Uruguay, en Argentine et au Pérou, où il doit passer six jours. Le programme, très intense, inchangé en dépit de la maladie du pape, prévoit douze vols, quarante discours et pas moins de neuf messes géantes – au Pérou, le pape se rendra sur la côte, dans les Andes et même en Amazonie.

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Source: Le Monde · Sarah Belouezzane

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