Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.
Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Ouvrir l’accès au vote dès la naissance – et non seulement abaisser l’âge minimal comme défendu dans le contexte du mouvement lycéen – pourrait redonner un poids aux jeunes et interroger nos pratiques politiques court-termistes, explique la chercheuse en sciences de l’éducation Clémentine Beauvais, dans un entretien au « Monde ».
Article réservé aux abonnés
Inventer leurs propres moyens d’expression : c’est ce à quoi s’emploient depuis plus d’un mois des mineurs partout en France, décidés à faire entendre leur avis sur des sujets sur lesquels ils ne sont jamais consultés. Politiquement, en effet, les jeunes n’ont « pas de voix ». Au sens propre, puisqu’ils n’ont pas le droit de vote.
Et si, justement, les isoloirs leur étaient ouverts ? La question a été remise dans le débat politique par le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon, qui a réaffirmé sa volonté d’abaisser le droit de vote à 16 ans. « A 16 ans, on doit pouvoir donner son avis, non pas secondairement, mais comme tous les autres, comme citoyen », a-t-il asséné, lors d’un meeting à Clermont-Ferrand, le 11 octobre, en plein mouvement lycéen. Raphaël Glucksmann (candidat de la gauche sociale-démocrate) et Marine Tondelier (candidate des Ecologistes) défendent aussi la mesure.
D’autres voix intellectuelles sont même allées plus loin ces dernières années, à l’instar de la chercheuse en sciences de l’éducation et autrice jeunesse, Clémentine Beauvais, qui plaide Pour le droit vote dès la naissance, selon le titre de son essai (Gallimard « Tracts », 2024).
Il vous reste 87.4% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source: Le Monde · Alice Raybaud
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira