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Dans le cortège de la manifestation parisienne, reliant les portes d'Italie et de Vincennes.
BENJAMIN CARROT POUR « LE MONDE »

Par Jean-Philippe Rémy, Gilles Rof , Richard Schittly , Manon Boquen , Camille Bordenet, Florence Traullé , Géraldine Houot , Aline Leclerc, Benoît Floc’h, Franck Johannès, Marie-Béatrice Baudet, Claire Mayer , Laurence Caramel, Eric Nunès, Raphaëlle Lavorel , Pierre Bouvier, Charlotte Herzog, Aurélien Defer , Michaël Szadkowski et Noé Hochet-Bodin

Publié aujourd’hui à 04h45

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RécitMalgré des autorisations et des parcours souvent décidés à la dernière minute, près de 410 000 personnes – plutôt 800 000 selon la CGT – ont défilé dans le calme, samedi en France, contre la vie chère, en soutien au mouvement lycéen ou encore pour la défense des libertés publiques. Des heurts ont éclaté notamment à Nantes, Rennes et Marseille en fin de journée mais sans commune mesure avec les événements du 17 octobre.

Tous ceux qui pronostiquaient, espéraient ou redoutaient, samedi 24 octobre, une réplique de « l’acte I » des manifestations contre la vie chère lancées la semaine précédente, ont vécu, sous une pluie froide, un autre scénario. A Paris, comme dans toutes les villes encore sonnées par les violences survenues en marge des manifestations du 17 octobre, accompagnées de l’onde de choc des pillages, le répit paraissait bien court.

Samedi, « l’acte II » du mouvement débutait, dans la matinée, dans un pays en proie à de nombreuses craintes. Celles de voir, à nouveau, des pillards s’attaquer aux commerces. Celles, aussi, d’assister à une revanche de forces de l’ordre complètement débordées la semaine précédente, et susceptibles de vouloir mater la mobilisation par la force.

Rien de tout cela, finalement ne s’est produit. Ce ne fut pas une réplique, mais une forme de dépassement, avec des cortèges drainant des foules – là où ils avaient été autorisés – et parvenant à réunir, selon le ministère de l’intérieur, 410 000 personnes à travers la France, dont 110 000 à Paris. Selon la CGT, ce sont 800 000 personnes qui se sont mobilisées à travers le pays, dont 250 000 dans la capitale.

Une mobilisation – pour le pouvoir d’achat et la défense des services publics – à peine inférieure aux chiffres de la semaine précédente. Pourtant de multiples obstacles avaient été dressés contre l’organisation des cortèges, encadrés cette fois par les services d’ordre de plusieurs formations syndicales.

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Source: Le Monde · Jean-Philippe Rémy, Gilles Rof, Richard Schittly, Manon Boquen, Camille Bordenet, Florence Traullé, Géraldine Houot, Aline Leclerc, Benoît Floc’h, Franck Johannès, Marie-Béatrice Baudet, Claire Mayer, Laurence Caramel, Eric Nunès, Raphaëlle Lavorel, Pierre Bouvier, Charlotte Herzog, Aurélien Defer, Michaël Szadkowski, Noé Hochet-Bodin

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