Dans la nuit du 24 au 25 octobre, les horloges reculeront d’une heure. L’occasion de dormir plus longtemps existe bien, mais le corps ne se règle pas d’un coup sur l’heure affichée.
Dans la nuit de samedi à dimanche, à 3 heures, il sera 2 heures. Cette heure supplémentaire peut prolonger la nuit, à condition de pouvoir rester au lit. Si le cadran change en une nuit, le rythme biologique, lui, prend plus de temps. La lumière reçue par les yeux aide l’organisme à régler son horloge interne et ses périodes de sommeil et d’éveil. «Cette horloge n’est pas suisse, il faut la remettre tous les jours à l’heure», explique Armelle Rancillac, neurobiologiste spécialiste du sommeil à l’Inserm et au Collège de France.
Après le changement d’heure, les horaires de travail, des repas et du réveil sont modifiés, tandis que les fonctions du corps s’adaptent chacune à leur rythme. «La température corporelle, la sécrétion de mélatonine et de cortisol, la digestion se réajustent progressivement, à des vitesses différentes», précise la chercheuse. La mélatonine prépare au sommeil et le cortisol participe à l’éveil. Armelle Rancillac estime que l’adaptation prend généralement quelques jours…
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Source: Le Figaro · Aldric Meeschaert
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