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L’accord-cadre entre Israël et le Liban continue de s’enliser après un premier décès annoncé depuis septembre, dans ce conflit entamé en mars.
Une frappe israélienne effectuée sur un village du sud du Liban a tué un homme, mercredi 4 novembre, d’après une déclaration du ministère de la santé libanais. C’est la première annonce d’un tel décès, dans la région, depuis le mois de septembre.
Dans la localité de Qabrikha, située à 5 kilomètres de la plus proche frontière avec Israël, un drone aurait visé un deux-roues, tuant une personne et en blessant une autre, selon des précisions apportées par l’Agence nationale d’information libanaise (NNA).
Selon le bilan dressé par Beyrouth, les frappes aériennes et les opérations terrestres israéliennes au Liban ont fait plus de 4 300 morts depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, en mars.
Depuis fin juin, les hostilités ont baissé d’intensité à la faveur d’un protocole d’accord américano-iranien, et d’un accord-cadre entre le Liban et Israël, qui prévoit un cessez-le-feu, le retrait progressif des forces israéliennes – sous réserve d’un désarmement du Hezbollah –, et le déploiement de l’armée libanaise dans le sud du pays.
Si la violence a généralement diminué, la mise en œuvre de l’accord-cadre piétine.
Le Liban craint une « nouvelle aventure insensée »
Le 7 septembre, 12 personnes, dont des enfants, avaient été tuées dans une frappe israélienne sur un village de la région de Nabatiyé, alors qu’Israël continue d’occuper une large bande territoriale dans le sud du Liban, et y mène des destructions systématiques, selon les autorités libanaises.
Mercredi, dans un avertissement adressé au Hezbollah, le premier ministre libanais Nawaf Salam a mis en garde contre le risque que le pays soit entraîné dans une nouvelle guerre en cas de reprise des frappes contre l’Iran. Le mouvement chiite avait alors entraîné le pays dans le conflit régional par des tirs le 2 mars contre Israël, en soutien à l’Iran.
« Je renouvelle ma mise en garde contre les dangers qu’il y aurait à entraîner le Liban dans une nouvelle aventure insensée, au service d’intérêts extérieurs », a affirmé le premier ministre. « Nous n’accepterons pas que le pays redevienne le théâtre des conflits des autres », a-t-il ajouté, soulignant que le Liban a « déjà payé un lourd tribut ».
Lundi 2 novembre, des informations de presse faisaient état d’une possible campagne militaire courte et intense contre l’Iran, dans la foulée des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Dans une série de déclarations israéliennes et américaines particulièrement belliqueuses, Donald Trump avait affirmé que l’opération pouvait être réalisée « en dix minutes ».
Le Monde avec AFP
Source: Le Monde · Le Monde avec AFP
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