Par Le Figaro avec AFP

Publié le 29/10/2026 à 22h15

Au 29 octobre, 105 enquêtes avaient été ouvertes auprès de l’IGPN concernant les manifestations lycéennes. HJBC / ADOBE STOCK

Selon une vidéo prise depuis l’étage d’un immeuble de Saint-Denis et partagée sur les réseaux sociaux, on entend l’élu crier «je suis adjoint au maire», avant d’être aspergé de gaz lacrymogène en bombe à proximité du visage.

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Une enquête a été ouverte et confiée à l'IGPN, la «police des polices», à la suite d'une plainte déposée par un élu Insoumis à la mairie de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, qui accuse un policier de l'avoir gazé à promixité d'un magasin victime de pillage, le 18 octobre, a appris jeudi l'AFP auprès du parquet de Bobigny.

«Une enquête a été ouverte et confiée à l'IGPN», a indiqué le parquet sans préciser le motif de celle-ci. Landry Ngang, adjoint en charge des finances et des partenariats publics auprès du médiatique maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, avait déposé une plainte mardi auprès du parquet de Bobigny et de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour «violences volontaires commises par une personne dépositaire de l'autorité publique avec usage d'une arme sur personne dépositaire de l'autorité publique».

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Des événements au bord d’un magasin pillé

Selon une vidéo prise depuis l'étage d'un immeuble de Saint-Denis et partagée sur les réseaux sociaux, on entend l'élu crier «je suis adjoint au maire», avant d'être aspergé de gaz lacrymogène en bombe à proximité du visage. Une voix semble dire «Nique-le!», ce que M. Ngang relève dans ses plaintes, que l'AFP a consultées. Dans sa version, l'élu indique s'être rendu, dans la soirée du dimanche 18 octobre, lors du week-end de manifestations émaillées de violences, aux abords d'un magasin de vêtements de sport, alors victime d'un pillage. Muni de sa carte d'élu, il affirme être resté sur les lieux pour essayer d'apaiser la situation en demandant aux jeunes de partir et pour observer l'intervention de la police.

Selon lui, il ne gênait en rien l'action des forces de l'ordre. «Alors qu'il a, à de nombreuses reprises et à voix haute, décliné sa qualité d'adjoint au maire, il est poussé par un fonctionnaire de police, puis aspergé à bout portant de gaz lacrymogène au visage par un second fonctionnaire de manière illégitime», a fait valoir mardi dans un communiqué son avocat Pierre Brunisso. Au 29 octobre, 105 enquêtes avaient été ouvertes auprès de l'IGPN concernant les manifestations lycéennes et celles des deux derniers week-ends des 17 et 24 octobre, selon une source proche du dossier.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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