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La publication du projet de loi de finances de fin de gestion intervient quelques jours après que l’Insee a rapporté un nouveau recul du PIB de 0,1 %. Le produit intérieur brut avait déjà baissé de 0,2 % au premier trimestre avant de stagner au deuxième.

Roland Lescure, ministre de l’économie, s’exprime lors d’une conférence de presse à l’issue du conseil des ministres hebdomadaire, à Paris, le 4 novembre 2026.

Une croissance de 0,5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026, anticipée par le gouvernement, est « difficilement atteignable », et une prévision de 0,3 % serait « plus vraisemblable », a estimé le Haut Conseil des finances publiques (HCFP), organisme budgétaire indépendant rattaché à la Cour des comptes, dans un avis publié mercredi 4 novembre.

La prévision du gouvernement d’un déficit public à 5,4 % du PIB en 2026 est elle aussi « fragilisée par les évolutions récentes et les dernières informations », a estimé le HCFP dans cet avis sur le projet de loi de finances (PLF) de fin de gestion pour 2026, présenté mercredi par le gouvernement. Ce dernier y maintient ses prévisions pour 2026 malgré les incertitudes qui pèsent sur l’économie.

La publication du projet de loi de finances de fin de gestion intervient quelques jours après la diffusion des chiffres de la croissance française au troisième trimestre par l’Insee, qui a rapporté un nouveau recul du PIB de 0,1 %. Le PIB avait déjà baissé de 0,2 % au premier trimestre avant de stagner au deuxième.

« Les mauvaises nouvelles macroéconomiques n’affectent que très peu la prévision de finances publiques pour 2026, qui est à ce stade de l’année très largement construite à l’aide des remontées comptables », a justifié le ministre de l’économie, Roland Lescure, en présentant le PLF de fin de gestion à l’issue du conseil des ministres. Il a ajouté que le gouvernement n’avait « aucune raison » d’ajuster sa cible de déficit.

Mais pour le HCFP « les principaux chiffres du scénario économique (croissance, inflation) » du gouvernement « ne correspondent plus à une prévision centrale ». La prévision de croissance du gouvernement pour 2026 « excédait déjà, à la mi-octobre, celle de la plupart des prévisionnistes (+ 0,4 %) », ajoute le Haut Conseil. La publication de la première estimation de croissance du troisième trimestre par l’Insee « rend à présent cette prévision difficilement atteignable », ajoute-t-il.

Quant à la prévision d’inflation du gouvernement (+ 2,1 % en 2026), elle « est désormais trop basse, d’un ou deux dixièmes », a-t-il estimé. Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, avait estimé mardi, lors des journées de l’économie à Lyon, que la prévision de croissance de la Banque de France pour 2026, de 0,4 %, était « un peu optimiste » et serait révisée mi-décembre.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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