Par Le Figaro avec AFP
Publié le 30/10/2026 à 10h51
Une semaine après l’attentat dans les Yvelines qui a fait un mort et sept blessés, plusieurs milliers de personnes sont attendues vendredi à Trappes, parmi lesquelles les principaux candidats de gauche à l’élection présidentielle.
Passer la publicité Passer la publicitéLe sénateur écologiste Yannick Jadot, soutien de Raphaël Glucksmann, a déploré vendredi l'absence de la droite et du bloc central, dont les candidats Édouard Philippe et Gabriel Attal, au rassemblement prévu dans la soirée à Trappes, en hommage aux victimes de l'attaque raciste du 23 octobre.
«Ça devrait être le rassemblement de la nation», a-t-il dit sur franceinfo, regrettant que «la droite qui se prétend républicaine ne fasse pas le déplacement». «Je pense à Édouard Philippe, je pense à Gabriel Attal, ils sont candidats à l'élection présidentielle, je pense à un certain nombre de ministres», a-t-il ajouté.
Des milliers de personnes attendues à Trappes
Une semaine après l'attentat dans les Yvelines qui a fait un mort et sept blessés, plusieurs milliers de personnes sont attendues vendredi à Trappes, parmi lesquelles les principaux candidats de gauche à l'élection présidentielle. Les victimes de Trappes, dont Pengo Bossio Wangi mort sous les balles de Kévin T., mis en examen jeudi, sont «des enfants de la République», tout comme les victimes de Mohamed Merah ou celles des attentats du Bataclan, a dit Yannick Jadot.
Il a accusé la droite et le centre d'avoir «un rapport extrêmement dégradé à la lutte pour la République, à la lutte contre le racisme». Et Yannick Jadot a particulièrement ciblé Édouard Philippe, candidat du parti Horizons à la présidentielle, et premier chef de gouvernement de l'ère Macron.
Le sénateur écologiste plaide pour un durcissement des règles pour les médias
«Je comprends que ça va mal du côté des sondages, mais en plein mouvement lycéen, en plein mouvement social sur la vie chère, un candidat à l'élection présidentielle fait exactement comme l'extrême droite et reprend l'idée de l'obsession de l'immigration», a-t-il dénoncé, ajoutant mettre «absolument» sur le même plan ces déclarations et celles du Rassemblement national. Édouard Philippe avait estimé, dans un entretien au Point publié mardi, que «l'échec de l'intégration» depuis «plusieurs décennies est incontestable», jugeant que «la surreprésentation de jeunes issus de l'immigration» dans les violences autour des manifestations était «patente».
Le sénateur écologiste plaide également pour un durcissement des règles pour les médias qui véhiculeraient des idées ou propos racistes ou antisémites, estimant que la liberté d'expression ne peut être «une liberté d'exprimer de la haine», «une liberté d'être raciste», «une liberté d'être antisémite».
Il a évoqué de possibles sanctions, plutôt qu'une interdiction totale de diffuser, citant la chaîne CNews, propriété du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. «Première sanction, une heure d'interdiction de diffusion avec un bandeau sur l'écran noir de CNews : Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit. Récidive : une journée», a-t-il proposé.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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