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Le temps d’un week-end, Jérôme Bonnell filme avec humour et sensibilité la naissance du désir entre un romantique et une rentre-dedans.
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ARTE.TV – À LA DEMANDE – SÉRIE
Trois épisodes seulement de 40-50 minutes à peine, ce qui n'a pas empêché Un jour on fera l’amour de rafler trois prix au Festival de la fiction de la Rochelle en septembre. La série est de ces objets curieux et uniques qui s’épanouissent à l’ombre d’une totale liberté et de la confiance aveugle d’un diffuseur dans le talent des artistes avec lesquels il travaille – en l’occurence, Arte, qui était déjà en collaboration avec Jérôme Bonnell pour la minisérie Les Hautes Herbes.
On retrouve dans Un jour on fera l’amour le même ancrage provincial (ici, Tours et sa région), la même simplicité d’exécution et une grande attention aux détails, qui permet aux personnages et aux situations d’exister en peu de scènes. Sur un sujet vieux comme le monde – la rencontre presque manquée entre deux êtres qui s’y prennent mal –, le cinéaste décale les motifs de la comédie romantique, en inverse les points de vue et en resserre la temporalité, pour une série qui donne au téléspectateur le sentiment, délectable, d’avancer en légèreté et sans forcer.
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Source: Le Monde · Audrey Fournier
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