Par Le Figaro avec AFP
Publié le 03/11/2026 à 11h46
En 2005, l’ex-gigolo Pino Pelosi est revenu sur ses aveux de culpabilité, imputant le meurtre du cinéaste à trois hommes non identifiés. L’avocat à l’origine de la demande de réouverture espère « mettre un point final à cette histoire » qui a nourri de multiples théories.
Passer la publicité Passer la publicitéLa justice italienne a rouvert l'enquête sur le meurtre, en 1975, de l'écrivain, cinéaste et journaliste Pier Paolo Pasolini, a indiqué lundi à l'AFP l'avocat à l'origine de la demande. Stefano Maccioni, qui réclame depuis des années de nouvelles investigations, a déclaré à l'AFP qu'il espérait que cette réouverture « puisse mettre un point final à cette histoire ».
« Je fais appel à ceux qui savent quelque chose et qui n'ont pas eu le courage de parler, afin qu'ils le fassent maintenant », a ajouté l'avocat qui, par le passé, a représenté le cousin de Pasolini. Il représente aujourd'hui l'ordre des journalistes du Latium, un cinéaste et un écrivain.
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Pier Paolo Pasolini, artiste et intellectuel de gauche âgé de 53 ans, a été retrouvé mort sur une plage près de Rome le 2 novembre 1975. Il avait été roué de coups, puis une Alfa Romeo GT, la sienne ou une autre, avait roulé sur son corps.
Le même jour, Giuseppe « Pino » Pelosi, un prostitué de 17 ans, est arrêté au volant de la voiture de la victime. Il se dit seul coupable, affirmant s'être défendu d'une tentative de viol de la part du réalisateur.
Après avoir été incarcéré pendant près de dix ans, Pino Pelosi est revenu sur ses aveux en 2005, imputant le meurtre à trois hommes non identifiés parlant avec un accent sicilien. Selon Stefano Maccioni, des tests ADN ont montré la présence d'autres personnes sur la scène du crime. L'avocat a exhorté les procureurs à « assembler les pièces du puzzle ».
Censure catholique et menace néofasciste
Depuis la mort de Pasolini, les théories se multiplient sur les raisons de son assassinat, allant du chantage à un contrat commandité par l'extrême droite ou la mafia.
Le dernier film du réalisateur, Salo ou les 120 journées de Sodome, critique de l’Italie fasciste sorti après sa mort, a provoqué un scandale en raison de sa représentation explicite de la violence et des abus sexuels.
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Pasolini a vécu sans craindre la controverse, s'attaquant aux valeurs bourgeoises, à la censure catholique et à la menace du néofascisme, tout en mettant au jour la dureté de l'existence à travers un regard souvent sombre et sans concessions.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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