Par Le Figaro avec AFP
Publié le 30/10/2026 à 07h10, mis à jour le 30/10/2026 à 07h12
L’auteur de l’attentat dans les Yvelines, qui a fait un mort et sept blessés, a été mis en examen jeudi après-midi par un juge antiterroriste, après avoir, selon l’accusation, reconnu avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines.
Passer la publicité Passer la publicitéUne semaine après l'attentat dans les Yvelines qui a fait un mort et sept blessés, plusieurs milliers de personnes sont attendues vendredi à Trappes où se tiendra en fin d'après-midi un rassemblement contre le racisme et l'islamophobie, a annoncé le maire Ali Rabeh à l'AFP. «La population de Trappes est très marquée par l'événement et a besoin de se rassembler», a souligné l'édile, qui dit s'attendre à ce que «plusieurs milliers» de personnes participent à ce rassemblement organisé par la mairie.
Il débutera à 18h00 place des Merisiers sous haute surveillance, «un dispositif conséquent» ayant été prévu «pour sécuriser une ville qui a été traumatisée». Des figures politiques, principalement de gauche, parmi lesquelles Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal, sont également attendues.
«Un temps de réconfort pour les familles des victimes»
«Maintenant que le suspect a été mis en examen, que les faits sont qualifiés clairement par le parquet national antiterroriste (...), l'idée est de faire de ce moment un temps de recueillement, un temps de réconfort pour les familles des victimes, mais aussi de marquer le fait qu'il faut un sursaut dans notre pays», a expliqué Ali Rabeh. Le suspect, Kévin T., a été mis en examen jeudi par un juge antiterroriste, après avoir reconnu, selon le procureur national antiterroriste, avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines et avoir choisi la ville de Trappes, à ses yeux «un repaire d'islamistes».
Le 23 octobre, à bord de sa voiture, il a abattu un Français noir de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, et a blessé sept autres personnes, dont plusieurs d'origine africaine ou maghrébine, à Trappes et à La Verrière, en banlieue parisienne. «Quand j'ai dit, dès les heures qui ont suivi l'attentat, qu'il y a des mots qui arment la main des terroristes, on en a une démonstration implacable par l'auteur lui-même de l'attentat», a estimé M. Rabeh auprès de l'AFP.
Quand les enquêteurs lui demandent pourquoi avoir ciblé Trappes, le suspect «reprend, et c'est glaçant, les termes de Sébastien Chenu (vice-président du Rassemblement national, NDLR) qui parle de foyer de djihadistes pour parler de la ville de Trappes», a-t-il poursuivi. Vendredi, un autre rassemblement se tiendra à quelques kilomètres de Trappes à 16h00 devant l'Hôtel de ville de La Verrière, où une fillette de 11 ans a notamment été grièvement blessée. Un «hommage national», présidé par le premier ministre Sébastien Lecornu, sera par ailleurs rendu prochainement.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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