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Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Le skippeur breton plusieurs fois vainqueur de courses prestigieuses s’élancera à bord de son incroyable multicoque le 1ᵉʳ novembre pour sa cinquième Route du rhum. Il se dit préparé à affronter tous les aléas de la compétition et espère saisir ce « petit truc en plus » qui mène à la victoire.
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Attention, taiseux ! Le qualificatif revient souvent dans les portraits qui lui sont consacrés ou dans les interviews de ses concurrents et amis, mais quand on lui soumet le terme, le premier réflexe d’Armel Le Cléac’h est de se rencogner dans le chesterfield fatigué de l’annexe du bar de l’hôtel L’Univers, à Saint-Malo. Taiseux, lui ? Il réfléchit. « Cela fait partie de ma personnalité », convient-il. De sa personnalité, mais aussi, il tient à le préciser, de son « processus de préparation ». Son caractère très méthodique – il est ingénieur – l’aide à s’assurer que « toutes les pièces du puzzle s’assemblent » et qu’il « n’oublie rien ». Ce mardi 20 octobre, il a beau avoir calé sa grande silhouette dans un fauteuil confortable, son esprit est au large, tourné vers le sprint transatlantique en solitaire qui doit bientôt le mener à toute allure, quelque six jours si tout va bien, de l’ancienne capitale des corsaires jusqu’à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.
A 49 ans, le Breton, né à Saint-Pol-de-Léon (Finistère) dans une famille qui lui a transmis le goût du large, prendra le départ de la Route du rhum, dimanche 1er novembre. Depuis sa première participation, en 2006, il entretient des liens compliqués avec la reine des transats : parti quatre fois de Saint-Malo, il a touché terre trois fois, jamais en première position. L’affaire n’avait pas si mal commencé, avec une place au pied du podium (4e en 2006), puis une autre tout près du sacre (2e en 2010). Mais ensuite, les ennuis se sont accumulés : un forfait de dernière minute sur blessure avant que son remplaçant, Loïck Peyron, ne l’emporte (2014), un dangereux chavirage (2018) et, enfin, une casse technique (2022).
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Source: Le Monde · Eric Collier
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