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Dans un rapport, publié lundi 2 novembre, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes montre que le risque plus élevé de dépression chez les femmes est le produit d’une construction sociale, ces dernières étant, tout au long de leur vie, plus exposées aux inégalités et aux violences.

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Louna (le prénom a été changé), victime de trouble bipolaire, à Préaux (Ardèche), le 26 septembre 2026.

Les troubles dépressifs concernent 18,2 % des femmes, contre 12,8 % des hommes. Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a souhaité explorer les raisons de cet écart. S’appuyant sur de nombreuses études et publications scientifiques, sa commission Santé, droits sexuels et reproductifs a présenté, ce lundi 2 novembre, son rapport intitulé « Santé mentale : genre et troubles dépressifs, pourquoi les femmes sont-elles plus à risque ? ».

« On laisse parfois supposer qu’il existe une vulnérabilité naturelle des femmes, indique Bérangère Couillard, présidente du HCE. Nous souhaitions montrer que c’est la société qui fabrique les éléments expliquant que les femmes soient plus à risque d’états dépressifs. » L’écart entre les filles et les garçons apparaît dès la puberté. « On sous-estime souvent les racines, relève Bérangère Couillard. Or, les inégalités concernant les troubles de santé mentale se construisent dès l’enfance. »

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Source: Le Monde · Elodie Papin

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