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La major française, dont les raffineries tournent à plein régime, a enregistré un bénéfice net en hausse de 124 % sur un an au troisième trimestre, à 8,3 milliards de dollars.
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Début octobre, le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, se félicitait des « opportunités » créées par les tumultes agitant les marchés mondiaux de l’énergie. « Je préfère un monde bousculé à un monde paisible », indiquait-il sans fard, à l’occasion d’une grande conférence énergétique à Londres.
Sans conteste, la guerre au Moyen-Orient bénéficie plus que jamais à la major française. Huit mois tout juste après le déclenchement de ce conflit qui fait s’envoler les cours du pétrole et les prix à la pompe, TotalEnergies a de nouveau annoncé, jeudi 29 octobre, des profits colossaux. Au troisième trimestre, son résultat net s’est élevé à 8,3 milliards de dollars (environ 7,45 milliards d’euros), en hausse de 124 % sur un an. Une performance qui vient gonfler celle du premier semestre, au cours duquel l’entreprise avait déjà engrangé un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars (+ 72 % d’une année sur l’autre).
Depuis le début de la guerre, le groupe pétrogazier surfe sur la flambée des cours mondiaux du pétrole. Mais c’est surtout la tension mondiale sur les produits raffinés, en particulier le gazole, qui a dopé ses profits ces derniers mois, grâce à l’augmentation stratosphérique des marges de raffinage – soit la différence entre le coût du brut et la valeur des carburants qui en sont issus. Sa division raffinage-chimie affiche un résultat record de 3,6 milliards de dollars. Le double du trimestre précédent et même cinq fois plus qu’il y a un an.
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Source: Le Monde · Marie de Vergès
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