Par Le Figaro avec AFP

Publié le 23/10/2026 à 20h35

Le président de la République Emmanuel Macron et le maire de Trappes Ali Rabeh. Hannah McKay / REUTERS

Un homme soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à des personnes issues de l’immigration a tué une personne et fait cinq blessés vendredi lors d’une fusillade entre Trappes et La Verrière (Yvelines). Il a été interpellé et placé en garde à vue.

Emmanuel Macron a évoqué vendredi dans les Yvelines un «tournant» après un «attentat» commis «sur la base d'une idéologie raciste», invitant à ne «rien céder» et ne pas «baisser la tête» face aux «idées qui s'installent» et pourraient «justifier» de tels comportements. «C'est un tournant parce que c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne», a affirmé le président de la République, en déplacement dans la soirée à Trappes.

Un homme soupçonné d'avoir voulu s'en prendre à des personnes issues de l'immigration a tué une personne et fait cinq blessés vendredi lors d'une fusillade entre Trappes et La Verrière (Yvelines). Il a été interpellé et placé en garde à vue.

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Un appel à «la concorde» et à «l’unité»

Le président de la République, venu échanger avec les primo-aidants, le procureur, le maire de Trappes et le préfet, a appelé devant la presse à «la concorde» et à «l'unité». «Ni la peur, ni la colère», a-t-il martelé. Il a notamment affirmé avoir échangé avec une femme, «une maman» dont «la voiture a été criblée de balles par ce terroriste» et qui était présente «avec sa fille de 12 ans» durant la fusillade. «Ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est un attentat terroriste, raciste», a affirmé le chef de l'État. «Nous n'avons rien à céder aux idées qui s'installent dans la République et qui peuvent justifier ce genre de comportement ou qui créent une atmosphère qui pourrait les justifier.»

Emmanuel Macron a justifié sa qualification par «une préméditation» de la part du suspect mais aussi par les «propos qu'il a tenus et qui ont été très clairement consignés». «Il a épargné des gens en raison de leur peau (...) et il a assumé son acte», a ajouté le président de la République.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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