Par Jean Kedroff
Publié le 26/10/2026 à 18h29, mis à jour le 27/10/2026 à 09h04
ANALYSE - Réélu dimanche à la surprise générale après avoir multiplié les promesses en faveur du pouvoir d’achat, le chef de file de la gauche brésilienne va désormais devoir s’atteler à sortir les finances publiques du pays de l’ornière.
La gauche brésilienne a remporté ce week-end la bataille des urnes. Un autre front l’attend désormais : celui de la dette. Dimanche, Luiz Inacio Lula da Silva a été réélu président avec 51,79 % des voix contre 48,21 % pour le candidat d’extrême droite Flavio Bolsonaro. Une «remontada» historique pour le chef de l’État sortant, pourtant arrivé deuxième au premier tour, acquise grâce à la mobilisation de ses fidèles… mais aussi à une avalanche de promesses en faveur du pouvoir d’achat. Allègement de l’endettement des ménages, aides publiques aux plus démunis, gratuité des transports le week-end : l’ancien syndicaliste n’a pas lésiné sur les engagements coûteux, malgré des finances publiques déjà exsangues. Une implacable réalité à laquelle Lula, reparti pour un quatrième mandat à la tête du pays, devra cependant faire face, bon gré mal gré.
Car si la première économie d’Amérique latine affiche ces dernières années une croissance vigoureuse - supérieure à 3% en 2023 et en 2024, avant un léger ralentissement en 2025 - qui détonne parmi ses voisins, elle est accablée par…
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Source: Le Figaro · Jean Kedroff
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