Depuis la rentrée scolaire lundi, "plusieurs dizaines de lycées bloqués" ont été comptés selon Marius Mesnil, co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne (USL).

Radio France

Publié le 02/11/2026 11:23

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Des lycéens et des lycéennes bloquent le lycée Hélène Boucher à Paris, le 14 octobre 2026. (JULIEN DE ROSA / AFP)
Des lycéens et des lycéennes bloquent le lycée Hélène Boucher à Paris, le 14 octobre 2026. (JULIEN DE ROSA / AFP)

"Tant que nos dix revendications n'auront pas été écoutées, on ne s'arrêtera pas", assure Marius Mesnil, co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne (USL) sur franceinfo lundi 2 novembre. Il recense "déjà plusieurs dizaines de lycées bloqués dès aujourd'hui" en cette rentrée scolaire. Il appelle les élèves à s'organiser, discuter, débattre lundi afin "d'avoir la mobilisation la plus massive demain" (mardi). Les syndicats lycéens et étudiants veulent aussi se joindre à la mobilisation du monde du travail jeudi.

"On fait partie d'une intersyndicale jeunesse, avec l'Union étudiante, la Fage et l'Unef, et on appelle tous ensemble à cette journée de mardi", ajoute Marius Mesnil. Début octobre, l'Union étudiante, soutenue par l'USL mais aussi l'Unef, la Fage et Solidaires étudiant.e.s, a proposé dix mesures d’urgence au gouvernement pour qu'il réponde aux attentes des lycéens et des étudiants. Parmi elles, la rénovation des établissements scolaires et universitaires, une réforme des rythmes scolaires, ou encore davantage de personnels éducatifs, de santé, d'accompagnement et d'orientation.

"À ce stade, il y a quelques lycées perturbés, quelques-uns en Île-de-France, dans le Nord, à Toulouse, c'est assez résiduel", a indiqué un peu plus tôt dans la matinée sur France Inter, Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, alors que le mouvement lycéen dure "depuis 4 ou 5 semaines, avec les vacances". Le ministre de l'Éducation a aussi alerté sur une "année scolaire en risque" pour les lycéens qui enchaînent les semaines sans cours et qui devront passer le baccalauréat à la fin de l'année. "Chacun est libre de contester, mais personne ne peut empêcher un camarade d'aller en cours", a-t-il déclaré.

"Pour avoir le bac, il faut avoir un professeur, des établissements en bon état et c'est exactement ce qu'on demande", rétorque Marius Mesnil. "Forcément, le ministre n'a pas envie qu'il y ait des taux d'échec énormes au bac, et donc, si la mobilisation continue, il y aura des aménagements, comme ça a été fait à chaque mobilisation lycéenne", prédit-il. "S'il veut qu'on retourne en cours, la balle est dans son camp", rappelle le co-secrétaire général de l'USL.

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