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Depuis le début du mouvement lycéen, des élèves et des étudiants mobilisés réclament notamment l’abrogation de la plateforme, une revendication plusieurs fois écartée par le gouvernement.

Des étudiants dans la manifestation du 24 octobre 2026 à Toulouse.

Supprimer Parcoursup « n’est pas la solution magique », ont mis en garde, dimanche 25 octobre, des présidents d’université dans un communiqué publié par France Universités. Il ne faut « pas confondre l’outil et la politique délibérée de réduction des moyens » qui « a créé de fortes tensions pour l’entrée dans l’enseignement supérieur », préviennent-ils.

Depuis le début du mouvement lycéen, des élèves et des étudiants mobilisés réclament notamment l’abrogation de la plateforme d’orientation, une revendication plusieurs fois écartée par le gouvernement, même si Emmanuel Macron a reconnu, vendredi, auprès de lycéens reçus à l’Elysée le « besoin d’une refonte en profondeur » de Parcoursup.

Parcoursup, créé en 2018, a depuis « bénéficié d’améliorations successives », a rappelé dans un communiqué France Universités, qui regroupe 117 directions d’établissements de l’enseignement supérieur public, dont les présidents de quelque 70 d’universités.

« Il est majeur de ne pas confondre l’outil et la politique délibérée de réduction des moyens, qui, ces dernières années, a créé de fortes tensions pour l’entrée dans l’enseignement supérieur », poursuit le texte. Alors que le premier ministre, Sébastien Lecornu, doit présenter, lundi 26 octobre, les premières décisions en lien avec les revendications de la jeunesse, il ajoute que supprimer Parcoursup « n’est pas la solution magique ».

Des pistes d’amélioration

Selon France Universités, « Parcoursup n’est responsable ni de l’insuffisance des capacités d’accueil dans certaines filières universitaires très demandées, comme la santé, ni du manque de places (…) propres à donner de vraies chances de réussite aux titulaires de baccalauréats techniques ou professionnels qui ne trouvent pas, en licence, la réponse pertinente à leur projet personnel ». Jugeant qu’« une suppression précipitée de Parcoursup sans solution de remplacement conduirait à une catastrophe à court terme », l’association assure qu’il vaudrait mieux « revoir en profondeur » l’orientation.

« Pour ce qui concerne l’outil Parcoursup lui-même, des possibilités d’amélioration existent encore en termes de transparence et de rythme de traitement des vœux d’orientation exprimés », rappelle-t-elle, tandis que des groupes de travail, installés par le ministère de l’enseignement supérieur, doivent rendre des propositions prochainement.

Lors d’une « concertation flash » sur Parcoursup, commencée mercredi 21 octobre au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui rassemble un panel très large allant des lycéens aux présidents d’université en passant par les syndicats d’enseignants et de parents d’élèves, plusieurs pistes d’amélioration ont été évoquées. Parmi celles-ci, une plus grande transparence sur les algorithmes locaux, l’anonymisation du lycée d’origine, l’évaluation par le contrôle continu ou la hausse du nombre de places en BTS et BUT, a rapporté Gilles Roussel, qui préside les travaux.

Les effectifs dans l’enseignement supérieur public et privé continuent d’augmenter, de 0,8 % à la rentrée 2026, avec 3 075 000 étudiants, selon une note publiée jeudi du service statistique du ministère de l’enseignement supérieur. Il prévoit une nouvelle hausse de 0,6 % à la rentrée 2027.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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