Steve Witkoff, l'émissaire du président américain Donald Trump, a rencontré Vladimir Poutine mercredi 21 octobre à Saint-Pétersbourg afin de faire avancer les négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine.
Lors de cet entretien, le président russe a annoncé la libération de Stephen Hubbard, un Américain de 75 ans détenu depuis quatre ans en Russie pour "mercenariat" au profit de l'Ukraine.
Vladimir Poutine a indiqué que Stephen Hubbard, condamné lors d'un procès à huis clos en octobre 2024 à près de sept ans de prison, se trouvait alors à l'aéroport de Poulkovo, qui dessert la métropole pétersbourgeoise, ont rapporté les agences de presse russes.
"Stephen est en route vers son foyer et sera bientôt auprès de sa famille", a écrit le président américain peu après sur son réseau Truth Social.
"Les États-Unis, par respect pour le président Trump, n'ont pas été tenus de donner quoi que ce soit en contrepartie", assure son message.
Steve Witkoff a remercié de son côté le président russe au nom de Donald Trump et de "toute la nation" américaine, au début de la rencontre à Saint-Pétersbourg dont la télévision publique russe a transmis des images.
"Vous parlez beaucoup du fait que mon président, le président Trump, est un humaniste. Vous êtes vous-même un humaniste, monsieur. Et je salue cela", a déclaré Steve Witkoff.
L'entretien entre Steve Witkoff et Vladimir Poutine intervient au lendemain d'une rencontre à Oslo entre l'émissaire américain et le président ukrainien.
À l'issue de ces discussions en Norvège, Volodymyr Zelensky a salué le rétablissement du partage du renseignement américain et réclamé une place à toute négociation concernant l'avenir de son pays.
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Des discussions "très productives et constructives"
Un responsable américain a de son côté évoqué auprès de l'AFP des discussions "très productives et constructives", constatant "désormais un fort alignement entre les États-Unis, l'Ukraine et l'Europe sur les prochaines étapes". Il a ajouté que Steve Witkoff rencontrerait mercredi le président russe pour poursuivre le processus diplomatique.
Ces entretiens interviennent à l'issue d'une semaine de fortes crispations entre l'Ukraine et les États-Unis.
Les relations bilatérales se sont détériorées depuis que Donald Trump a conclu avec Vladimir Poutine un accord sur l'achat de diesel russe et critiqué Volodymyr Zelensky pour des attaques ukrainiennes contre des raffineries en Russie, qui alimentent selon lui la flambée mondiale des prix du carburant.
Mardi encore, il a remis la pression sur son homologue ukrainien : "Il faut que M. Zelensky ait la volonté de mettre fin à cette guerre et si ce n'est pas le cas, cela se passera très mal", a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche.
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Malgré ces efforts diplomatiques, les combats se poursuivent sur le front, sans avancée majeure de part et d'autre, et les discussions menées sous l'égide des États-Unis n'ont jusqu'ici pas permis d'avancée pour mettre un terme au conflit déclenché en 2022.
Le partage de renseignements "fonctionne maintenant"
Le président ukrainien accuse de son côté les États-Unis de retarder à dessein la livraison prévue de missiles intercepteurs Patriot, essentiels pour se prémunir contre les tirs de missiles et drones russes, et qui font cruellement défaut à son armée.
Après s'être inquiété de certaines limitations dans ce domaine, il s'est félicité mardi que le partage de renseignements américains "fonctionne maintenant", permettant à son pays d'être prévenu à l'avance des tirs de missiles balistiques russes.
Revenant sur une conversation qu'il a eue mardi avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, Volodymyr Zelensky s'est également dit confiant lors d'une conférence de presse que les discussions sur le réseau Starlink et la fourniture de Patriot connaîtraient une issue positive.
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Les autorités américaines rejettent les accusations selon lesquelles elles auraient délibérément nui à l'Ukraine, notamment en ordonnant l'arrêt du partage de renseignement ou en limitant le fonctionnement de Starlink largement utilisé par l'armée ukrainienne.
Marco Rubio a assuré mercredi que les États-Unis n'avaient pas eu connaissance à l'avance du ralentissement des communications satellitaires de SpaceX. "Le président n'a rien à voir avec les décisions prises par Starlink et Starshield et par M. (Elon) Musk", a-t-il assuré.
La veille, le chef de la diplomatie américaine avait assuré que "rien n'est délibérément refusé" à l'Ukraine. "C'est un équilibre entre nos engagements envers d'autres partenaires et, franchement, nos propres besoins", a-t-il dit.
Avec AFP
Source: France 24 · FRANCE 24
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