Au Sénégal, l’Assemblée nationale, dominée par l’opposition, a rejeté mardi 3 novembre le budget rectificatif 2026 proposé par le gouvernement. De quelle marge de manœuvre dispose alors l’exécutif pour adopter un budget nécessaire au règlement de la dette contractée auprès de différentes entreprises privées, mais aussi pour l’obtention d’une aide financière du Fonds monétaire international ?
Publié le : 04/11/2026 - 15:43
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Avec notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff
Cette loi de finances rectificatives est cruciale pour payer une partie des dettes contractées par l’État auprès des entreprises et des fournisseurs d’électricité, mais aussi pour avancer vers l’obtention d’une aide financière du Fonds monétaire international pour un montant de 2,2 milliards de dollars.
Première option pour l’exécutif : amender sa loi de finances rectificative pour y intégrer certaines demandes de la majorité parlementaire, qui demande de meilleures garanties pour la protection du pouvoir d’achat ou l’ajout des audits demandés pour justifier les prévisions du déficit budgétaire, par exemple. Mais ces modifications feront-elles vraiment la différence au regard de la ligne dure adoptée par le Pastef d’Ousmane Sonko ? Rien n’est moins sûr.
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L’autre possibilité consiste à procéder par décrets pour débloquer les crédits dont le gouvernement a le plus rapidement besoin pour payer, notamment, ses factures auprès des fournisseurs d’hydrocarbures et d’électricité ou encore les entreprises. Une mesure envisageable dans des situations de blocage pour assurer la continuité du fonctionnement des services publics. Cette option ne remplace pour autant pas la nécessité d’adopter un budget global rectificatif d’ici la fin de l’année.
Reste enfin la stratégie plus frontale mais aussi plus risquée. À savoir l’adoption de la loi de finances rectificative sans vote. Une possibilité offerte par la constitution au gouvernement via l’article 86, qui dans ce cas doit engager sa responsabilité et demander un vote de confiance aux députés.
Avec une Assemblée dominée par le Pastef, l’exécutif risque surtout une motion de censure qui ferait éventuellement tomber le gouvernement.
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Source: RFI
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