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Le déficit en eau se fait toujours sentir. Pour les gestionnaires, la situation est d’autant plus difficile à piloter que les données précises manquent et qu’une partie du monde agricole reste réticente à la transparence.

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Le lac des Brenets, quasi à sec, à Villers-le-Lac (Doubs), le 22 octobre 2026.

La sécheresse se prolonge en France. En témoignent les arrêtés préfectoraux qui continuent de restreindre les usages de l’eau – des mesures toujours en vigueur dans 72 départements, comme la Corrèze ou la Mayenne. Malgré l’intensité de la crise hydrologique que subit l’Hexagone depuis le début de l’été, de nombreux gestionnaires doivent prendre des décisions à tâtons. Une question, en particulier, demeure : combien de mètres cubes sont extraits chaque jour dans les masses d’eau du pays ?

En Bretagne, l’Etablissement public d’aménagement et de gestion du bassin versant de l’Aulne et de l’Hyères (Epaga) compose avec des informations partielles pour calibrer ses lâchers dans l’Aulne, un fleuve côtier qui approvisionne environ un tiers du Finistère en été. « Les producteurs d’eau potable savent nous donner une estimation de leurs prélèvements quotidiens, et leurs prévisions pour les semaines à venir. Mais nous sommes aveugles pour les prélèvements agricoles », explique Xavier Bade, le directeur du syndicat. Difficile de savoir ce que les agriculteurs vont puiser sur le réseau d’eau potable quand leurs forages tarissent – et d’ajuster le soutien d’étiage à l’Aulne en conséquence, pour éviter que le fleuve ne s’épuise.

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Source: Le Monde · Léa Sanchez

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