La Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) a été ajournée dans la stupeur à l’ONU dans la nuit du vendredi 30 au 31 octobre, enterrant ainsi sa présence vieille de 35 ans dans la région. Alors que son mandat expire ce samedi, deux résolutions successives n'ont pas trouvé les voix nécessaires pour qu'il soit renouvelé. Une négociation qui a mal tournée entre les États-Unis et le Maroc d’une part, et la Russie et le Front Polisario de l’autre.
Publié le : 31/10/2026 - 07:25
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C’est l’un de ces épisodes rares qui laisse les diplomates, habitués au ronron de l’ONU, groggys. C’est peut être même, comme le soupçonnent certains, un coup de bluff qui a fonctionné sans que personne ne l’ait vu venir. Les États-Unis, grand allié du Maroc, avaient mis au vote un projet de résolution, après un mois de négociation avec le groupe indépendantiste du Front Polisario. Il mettait à la fois en avant le plan d’autonomie marocain comme solution la plus viable, et réaffirmait étrangement aussi le principe d’autodétermination, condition non négociable pour le Front Polisario.
Mécontent de cette formulation non viable, Moscou a mis son veto à ce texte vendredi 30 octobre 2026, et a proposé dans la foulée un renouvellement technique d’un an aux mêmes conditions pour la Minurso. Seulement voilà, l’idée russe n’a pas réuni assez de soutiens, onze diplomates ayant décidé de protester contre « cette prise d’otages russe ». Et à la grande surprise de tous, la mission onusienne, pourtant reconnue pour stabiliser la région efficacement, a été enterrée en quelques minutes.
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Le Maroc salue un « pas significatif vers la clôture du dossier » à l'ONU
Le cabinet royal marocain s’est engouffré dans la brèche et a immédiatement parlé « d’un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations Unies ». L’ambassadeur américain Mike Waltz s’est dit prêt à collaborer avec le Secrétaire général pour organiser un « retrait ordonné », qui garantisse la protection du personnel de l’ONU.
Et même si l’ambassadeur russe a confié à RFI que d’autres négociations politiques pourraient reprendre ce lundi, ses homologues du Conseil semblaient vendredi soir plus pessimistes, bien décontenancés par ce dossier qui leur a explosé entre les mains.
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Source: RFI
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