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Le cinéaste explique la part de sa vie personnelle qu’il a mise dans son deuxième long-métrage et évoque comment des mères lui ont raconté vouloir montrer son film à leurs enfants.
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Une histoire de famille. En finalisant le montage de son deuxième long-métrage, Quelques mots d’amour, Rudi Rosenberg a mieux compris son film : « Ce dont je voulais parler au fond en évoquant une mère soutenant son enfant, c’est de l’amour de la mienne », indique le cinéaste, âgé de 47 ans, un après-midi d’octobre, à Paris. Surtout que l’urgence de raconter cette histoire d’une adolescente en quête d’un père qu’elle n’a jamais connu s’est fait ressentir au moment où sa famille était en train de se réduire « comme une peau de chagrin, en très peu de temps », dévoile-t-il pudiquement.
Lui qui se reconnaît dans le personnage du jeune frère, Yoni, évoque aussi le lien qu’il a construit avec sa sœur, aujourd’hui « la personne la plus importante de [s]a vie » : « Quand on était petits, on se détestait vraiment. Il faut parfois du temps pour apprendre à aimer les gens. »
Les premières projections du film, sélectionné à Cannes, en mai, dans la section Un certain regard, ont permis à Rudi Rosenberg de sentir qu’il avait touché à un point sensible, et pas seulement avec la trame du scénario autour d’un chien abandonné : « Certains spectateurs me confient que ça leur donne envie de dire “Je t’aime” à ceux qui sont importants pour eux. Des mamans me racontent qu’elles veulent montrer le film à leurs enfants parce qu’on y voit cette ingratitude à leur égard qu’elles peuvent ressentir. Là, je me dis : “C’est beau.” »
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Source: Le Monde · Boris Bastide
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