Le rapport de la CCSS précise que ses projections sont établies «avant les mesures de la loi de financement» de la Sécurité sociale pour 2027. HJBC / ADOBE STOCK

Dans son rapport d’octobre, la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) donne une première estimation des hausses prévues l’année prochaine. Les allocations familiales, les APL et la prime d’activité en seraient exclues, selon les projets de budgets 2027 du gouvernement.

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Si les projets de budgets 2027 de l’État et de la Sécurité sociale prévoient un gel des allocations familiales, des APL et de la prime d’activité, d’autres prestations sociales seront en revanche revalorisées l’année prochaine. Seront en effet préservés de ce gel les minima sociaux, soit le revenu de solidarité active (RSA), l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Mais de combien ces aides seront-elles revalorisées ?

Dans son rapport d’octobre, qui vient d’être publié, la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) en donne une première estimation. Elle prévoit une hausse du RSA et de l’AAH «de 2,3% au 1er avril prochain en application des règles d’indexation en vigueur», dans un contexte d’accélération de l’inflation en 2026 - après +0,8% en 2026. Ce taux est le résultat de la formule réglementaire, indexée sur l’évolution de la moyenne des prix à la consommation hors tabac de février 2026 à janvier 2027 comparée à celle des douze mois précédents. L’année 2026 n’étant pas terminée, la CCSS fournit l’estimation de 2,3% en retenant une inflation de 2,1% en 2026, après 0,9% en 2025. En appliquant cette estimation, le RSA passerait en avril 2027, pour une personne seule, de 651,69 euros à 666,68 euros. Quant à l’AAH, à taux plein, elle passerait de 1041,59 euros à 1065,55 euros. Le taux définitif de revalorisation du RSA et de l’AAH dépendra de l’évolution de l’inflation jusqu’à janvier. La hausse n’apparaîtra sur le compte des bénéficiaires qu’à partir du versement du mois de mai 2027.

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Vers une hausse de l’Aspa de 1,7%

En ce qui concerne l’Aspa (ex-minimum vieillesse), un complément de retraite qui porte les ressources de plus de 65 ans jusqu’à un montant garanti, elle ne suit plus le même calendrier d’indexation depuis 2019. Elle est, depuis cette date, revalorisée au 1er janvier, en même temps que les pensions de retraite. Pour 2027, la CCSS prévoit une hausse de 1,7% - après +0,9% en 2026 -, à règles inchangées par rapport aux années précédentes. Soit en prenant en compte l’évolution de la valeur moyenne de l’indice des prix à la consommation hors tabac calculée sur la période de novembre 2025 à octobre 2026. De quoi porter l’Aspa de 1043,59 euros à environ 1061 euros par mois pour une personne seule.

Le rapport de la CCSS précise que ces projections sont établies «avant les mesures de la loi de financement» de la Sécurité sociale pour 2027. En théorie, la revalorisation estimée à 2,3% concerne donc aussi les prestations familiales (allocations familiales, complément familial, allocation d’éducation de l’enfant handicapé…). Mais le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2027 prévoit de les geler, et donc de les maintenir à leur niveau de 2026. L’article 74 du projet de loi de finances (PLF) de l’État contient également le gel de la prime d’activité et des APL. Une mesure sur laquelle les députés ont voté contre, mercredi 4 novembre, avant de rejeter l’ensemble de la partie «recettes» du PLF le même jour. Le texte va poursuivre sa route au Sénat dans sa version initiale, c’est-à-dire avec le gel de la prime d’activité et des APL.

Source: Le Figaro · Coralie HAMON

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