Qualifié pour sa première demi-finale en Masters 1000, Luca Van Assche a savouré et affiché ses ambitions avant de défier Ben Shelton.
Passer la publicité Passer la publicitéSa qualification au bout du suspense
« C’était difficile du début à la fin. Il y a eu des hauts, des bas, des moments où chacun a très bien joué. Je suis très content d’avoir réussi à gérer mes émotions au début du troisième set et à renverser la situation. C’était la première fois que je l’affrontais. Je savais à quoi m’attendre, mais c’est toujours différent sur le terrain. Plus je joue contre un adversaire, mieux j’analyse ses schémas. À la fin, j’anticipais plus facilement ce qu’il allait faire. Ça m’a aidé à réussir de bons passings et à mieux lire son jeu. »
Ses progrès en coup droit
« J’ai beaucoup travaillé mon coup droit et progressé. Je me sens même presque plus à l’aise de ce côté-là maintenant. Techniquement, je n’ai pas changé grand-chose, mais j’ai modifié ma manière de m’ajuster, d’être ancré pour transférer tout mon poids du corps. J’ai pris confiance et changé mes intentions. Pendant longtemps, je cherchais surtout à tenir la balle. Maintenant, je vais davantage vers l’avant, je suis plus agressif. Ça me permet de faire beaucoup plus le jeu avec. »
Sa demi-finale contre Shelton
« Ce sera compliqué. Il est quatrième mondial, a fait finale à l’US Open et les conditions lui conviennent. Il sert très bien et joue de manière très agressive. Pour l’instant, je me concentre sur la récupération pour être en pleine forme. J’aurai toute la matinée pour me préparer tactiquement et chercher comment le gêner. Chacun a ses armes et ses faiblesses. J’ai aussi des points forts qui peuvent l’embêter. Je me suis déjà entraîné plusieurs fois avec lui. Il est très puissant, au service comme du fond du court. Il sera plus puissant que moi, mais je vais sûrement mieux me déplacer. Il fera certaines choses mieux que moi, et inversement. J’espère que ça tournera de mon côté. »
C’est la première fois que je joue aussi bien dans un Masters 1000.
Luca Van Assche
Son statut de dernier Français en lice
« J’étais un peu déçu d’être le seul Français en quarts alors que nous étions quatre en huitièmes. Mais je suis très content de représenter le tennis français dans un tournoi de cette envergure. C’est la première fois que je joue aussi bien dans un Masters 1000. Davantage de pression ? Je ne sais pas. Sur le papier, c’était le match où j’étais le plus favori depuis le début du tournoi. Mais s’il était en quarts, c’est qu’il méritait sa place. Il l’a montré avec un super match. »
Son lien avec le tournoi
« Être en demi-finale d’un Masters 1000, encore plus à Paris, c’est un rêve. Je venais souvent voir ce tournoi à Bercy quand j’étais jeune. J’y ai vu mes idoles. Je venais souvent pour les quarts de finale. Y être à mon tour était déjà formidable. Gagner encore et continuer l’aventure me fait très plaisir. »
De la 230e place mondiale à la demi-finale en un an
« C’est assez fou. J’ai parcouru un long chemin depuis l’année dernière et beaucoup travaillé. Ces résultats montrent que le travail a payé. Je suis très content pour moi, mais aussi pour mon équipe et mon entourage, qui m’ont soutenu et ont beaucoup travaillé avec moi. »
Sa période difficile
« Tout le monde traverse des périodes difficiles. D’anciens joueurs m’ont raconté qu’eux aussi avaient connu ces moments où l’on se pose des questions, où il faut parfois changer quelque chose. Ça m’a aidé à relativiser : je n’étais pas le seul dans le dur. J’ai pu reprendre confiance et retourner au travail avec beaucoup de plaisir. »
Source: Le Figaro · Romain Schneider
At a glance
- Topic
- Sports
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira