Par Romain Schneider à la Plenitude Arena

Publié le 06/11/2026 à 23h33, mis à jour le 06/11/2026 à 23h45

Carlos Alcaraz au Rolex Paris Masters. Benoit Tessier / REUTERS

Au bord du gouffre, l’Espagnol s’est sorti d’une situation presque désespérée contre un excellent Taylor Fritz. Pour son plus grand bonheur.

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Miraculé. À l’issue d’un match fou, Carlos Alcaraz a enflammé la Plenitude Arena, en écartant deux balles de match, avant de renverser l’Américain Taylor Fritz (6-7(10), 7-5, 6-3). L’Espagnol rallie dernier carré à Paris en indoor pour la première fois. Sourire aux lèvres, il a raconté sa Remontada devant les micros : «J’ai très bien commencé, mais, soudain, j’ai ressenti de la nervosité. À 5-4, au moment de servir pour le premier set, j’étais nerveux. Je pense qu’il s’est mis à jouer de manière plus solide, un peu mieux du fond du court. Quand je n’obtenais pas de points gratuits au service, j’avais un peu de mal à savoir comment jouer du fond, ce qui me compliquait encore davantage la tâche. Dans le tie-break, j’ai eu des occasions que je n’ai pas su saisir. J’ai fait des choix de jeu que je regrette. Dans le deuxième set, j’ai ressenti un peu la même chose, le scénario était assez similaire. Mais après avoir sauvé mon jeu à 5-3, j’ai commencé à évacuer toute cette nervosité. Je me suis mis à prendre du plaisir parce que je réussissais de très beaux coups, de très beaux points. Puis, à 5-4, j’ai encore sauvé plusieurs balles de match grâce à des passings et à des coups qui, franchement, ont été impressionnants. Est-ce que je me suis cru perdu ? Est-ce que j’ai pensé pouvoir renverser la situation ? Les deux. C’était le moment de faire ce que j’avais à faire. Si je devais perdre, je perdais, mais je ne voulais pas avoir le sentiment que j’aurais pu en faire davantage ou que j’aurais dû choisir l’option offensive, puisque c’est comme ça que j’aime jouer. Les choses ont bien tourné. J’ai produit du bon tennis au moment où il le fallait et je suis vraiment heureux d’avoir finalement renversé la situation. J’ai commencé à sourire, à faire entrer l’énergie du public dans mon jeu. J’ai essayé de m’appuyer sur cette énergie et d’offrir un peu de spectacle. À partir de là, j’ai savouré chaque seconde, chaque point.»

Que je gagne ou que je perde, cela reste un jeu.

Carlos Alcaraz

Libéré, délivré, le Murcien a savouré cette victoire, presque comme s’il avait signé un triplé à Roland-Garros : «Ce match restera probablement l’un des plus particuliers que j’ai jamais disputés. Je vais m’en souvenir longtemps. Comme je l’ai dit, je dois comprendre ce qui s’est passé au début, pourquoi j’étais aussi nerveux. Une fois encore, j’ai compris que je devais simplement profiter de ces moments. Au fond, ce n’est qu’un jeu. Que je gagne ou que je perde, cela reste un jeu. Il s’agit d’entrer sur le court, de prendre du plaisir, de jouer du mieux possible et d’offrir du spectacle au public. Et de quitter le court en ayant rendu les gens heureux, que j’aie gagné ou perdu.» Bonheur partagé pour le public parisien qui a assisté à l’un des meilleurs matches de l’année.

Source: Le Figaro · Romain Schneider

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