Par Romain Schneider à la Plenitude Arena
Publié le 08/11/2026 à 19h02, mis à jour le 08/11/2026 à 19h06
Sacré pour la première fois au Masters 1000 parisien, Carlos Alcaraz savoure d’avoir débloqué le compteur, avant de viser un premier titre au Masters de Turin.
Passer la publicité Passer la publicitéLe premier sacre dans le Masters 1000 parisien
« C’est toujours spécial de jouer à Paris. Le public est incroyable chaque fois que je viens, à Roland-Garros comme ici. Avoir enfin réussi à jouer un très bon tennis, à aller au bout et à soulever le trophée, en jouant aussi pour lui, représente beaucoup pour moi. J’ai vécu une très belle semaine. »
Son quart de finale contre Fritz où il a frôlé l’élimination
« J’essaie toujours de progresser, de devenir meilleur et de tirer les leçons de chaque expérience. Le match contre Taylor (Fritz) m’a beaucoup appris. Il m’a montré ce que je devais améliorer pour continuer à gagner dans ce tournoi. J’ai compris qu’il fallait oser en permanence, avoir la détermination de prendre les choses en main, surtout dans les moments les plus difficiles. Je suis heureux d’avoir surmonté ce passage. Ensuite, j’ai joué un très bon tennis et je suis toujours resté moi-même sur le court. J’en suis fier. »
Le service de Shelton
« J’ai essayé de rester concentré sur son service et de remettre le retour dans le court. Je savais qu’ensuite, j’allais devoir beaucoup courir et être sur la défensive sur les deux premières frappes. Il était presque toujours en position d’attaquer après sa mise en jeu. Sa balle n’arrive pas seulement très vite, elle est aussi très lourde, ce qui la rend encore plus difficile à contrôler. Je le savais dès le départ. J’ai essayé de rester concentré et de trouver le bon rythme. Cela a bien fonctionné. »
Ces deux dernières semaines sont probablement les meilleures que j’aie disputées depuis mon retour.
Carlos Alcaraz
Un cap mental franchi
« Sur le plan du tennis, je peux comparer cette semaine à Vienne, où je me sentais vraiment à l’aise. Mais ici, j’ai franchi un cap mentalement. J’ai traversé beaucoup de moments difficiles intérieurement. Je me battais contre moi-même pour rester positif, solide et ne pas laisser les pensées négatives affecter mon jeu. Je suis heureux d’avoir maîtrisé mes émotions et mes pensées à chaque instant, dans chaque match. Ces deux dernières semaines sont probablement les meilleures que j’aie disputées depuis mon retour. »
Sa blessure et la longue coupure bénéfique
« Personne n’a envie de manquer des tournois ou des moments importants de la saison. Mais j’essaie toujours de voir le positif. Pendant ces quatre mois et demi, j’ai continué à m’entraîner tout en restant chez moi, auprès de mes proches et de ma famille. J’ai fait d’autres choses qui m’ont épanoui, sans soumettre mon corps au stress qu’aurait représenté le fait de disputer tous les tournois. Cette absence m’a aidé à arriver en fin de saison avec de la fraîcheur, de l’ambition et l’envie de m’entraîner. Cela s’est vu lors des deux derniers tournois : j’ai progressé dans mon jeu, au service et sur le plan personnel. J’ai hâte de rentrer, de me reposer, puis d’aller à Turin pour travailler, faire le point sur mon état physique et mental et améliorer ce qui doit l’être. »
J’irai à Turin avec beaucoup de confiance et d’enseignements en tête. Je me sens à l’aise et je progresse sur cette surface.
Carlos Alcaraz
Le Masters de Turin dans le viseur
« Le Masters réunit les huit meilleurs joueurs du monde. Nous travaillons toute l’année pour nous qualifier, ce qui nous donne un supplément de motivation et d’énergie. C’est un tournoi que je veux vraiment gagner un jour. Je ne sais pas si ce sera cette année, l’année prochaine, ni même si j’y parviendrai, mais je vais travailler dur et croire en mes chances. J’irai à Turin avec beaucoup de confiance et d’enseignements en tête. Je me sens à l’aise et je progresse sur cette surface. Je veux continuer à avancer et à développer mon jeu. Me considérer comme le favori pourrait être contre-productif. Je laisse cela aux autres. Je préfère me concentrer sur mon tennis, prendre du plaisir et rester solide face aux difficultés. »
La Coupe Davis également en ligne de mire
« Nous avons aussi une bonne équipe pour gagner la Coupe Davis. Nous allons tout donner et prendre soin de nous physiquement, jour après jour, pour arriver en forme et relever ce défi. Deux semaines très importantes et très belles m’attendent. Elles sont motivantes pour ma carrière et nous allons en profiter. »
Source: Le Figaro · Romain Schneider
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