Publié le 24/10/2026 20:49 Mis à jour le 24/10/2026 21:03

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Article rédigé par France 2 - M. Bouvier, J. Wild, L. Berbey, Y. Sanchez, C. Kenck, E. Tixier, A. Lepinay, G. Bourlat, E. Jarlot. Édité par l'agence 6Medias

France Télévisions

Alors qu'une nouvelle journée de mobilisation avait lieu ce samedi 24 octobre partout en France, comment calmer la colère et répondre aux revendications des manifestants ? Plusieurs pistes sont à l’étude à commencer par une hausse du SMIC.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Prendre soin des lycées, plus de pouvoir d’achat, ce sont des revendications qui cristallisent la mobilisation du samedi 24 octobre. Quelles sont les réponses du gouvernement pour calmer la colère ?

Première piste, augmenter le SMIC plus vite que prévu. Samedi matin, le ministre de l’Économie n’écarte pas cette option avec une revalorisation de 15 euros net par mois dès le 1er novembre, soit deux mois plus tôt que prévu. L’idée semble satisfaire les manifestants. "Ça serait pas mal parce qu’on a des charges à payer, on a un loyer à payer. Quand on se donne à fond au boulot, on a envie d’être payé à la juste hauteur", partage une manifestante. "Ça m’est déjà arrivé de manger quelque chose d’absolument léger, j’entends une soupe, aller me coucher le soir et me dire, ce n’est pas grave, on attend le lendemain. Je suis à 1 700 euros net, donc je gagne un peu mieux ma vie, soi-disant, que d’autres gens qui sont vraiment smicards", regrette une autre.

Le pouvoir d’achat est depuis quelques mois largement grignoté par le carburant. Puiser dans les réserves stratégiques de gazole pour faire baisser le prix du litre jusqu’à 18 centimes n’a pas convaincu tous les manifestants. "On se demande bien pourquoi faire ça en sachant que les réserves stratégiques sont stratégiques. Est-ce que c’est stratégique de le faire maintenant ?", s’interroge un manifestant.

Dans les différents cortèges, beaucoup de lycéens sont venus à nouveau faire entendre leur voix. Ils réclament notamment plus de moyens pour étudier. Vendredi soir, le Premier ministre a évoqué différents points : plus de professeurs, de meilleurs bâtiments et une révision de Parcoursup. Des mesures urgentes pour Léo, lycéen en première : "On est trop nombreux par classe. Il n’y a pas assez d’argent dans l’Éducation nationale, ce qui fait qu’il n’y a pas de profs, pas de psychologues, pas d’infirmières. On n’en peut plus. […] Parcoursup, c’est n’importe quoi. Il faut que ce soit supprimé, pas réformé."

La balle est maintenant dans le camp de l’exécutif qui doit recevoir en début de semaine les lycéens et enseignants.

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Source: Franceinfo · France 2

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