Hélène Boulanger, vice-présidente de l'association qui regroupe 117 directions d'établissements de l'enseignement supérieur public, juge sur franceinfo mardi qu'il est nécessaire d'investir massivement dans la rénovation des campus universitaire.

Radio France

Publié le 27/10/2026 08:13

Temps de lecture : 1min

Parcoursup, la plateforme d'orientation pour les études supérieures très critiquée depuis le début du mouvement, connaîtra une "évolution forte" dès la rentrée 2027, a promis le gouvernement. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)
Parcoursup, la plateforme d'orientation pour les études supérieures très critiquée depuis le début du mouvement, connaîtra une "évolution forte" dès la rentrée 2027, a promis le gouvernement. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

"Pour nous, c'est plutôt une bonne nouvelle", réagit mardi 27 octobre sur franceinfo Hélène Boulanger, présidente de l'Université de Lorraine et vice-présidente de France Universités, après l'annonce du gouvernement de ne pas supprimer la plateforme Parcoursup mais de la refonder.

La création d'une nouvelle plateforme doit se faire "correctement", "avec du temps", car le système d'orientation est "complexe", ajoute la vice-présidente de l'association qui regroupe 117 directions d'établissements de l'enseignement supérieur public. Pour elle, une plateforme informatique est nécessaire et il n'est pas possible de "revenir à une situation, à l'ancienne, avec des petits dossiers papiers".

Le nombre d'étudiants ayant augmenté ces dernières années, Hélène Boulanger qualifie de "bonne nouvelle", l'ouverture de 15 000 nouvelles places à l'université en BTS et en IUT, dès 2027. Elle précise toutefois qu'il n'est "pas réaliste" d'ouvrir 250 000 places à l'université, comme le demande depuis un mois les syndicats lycéens et étudiants. "On est limité en nombre de salles, de chaises, d'enseignants et d'enseignantes."

L'annonce d'un financement de rénovation des campus universitaires à hauteur de 200 millions d'euros dès 2027 puis d'un milliard d'euros par an à partir de 2028 est "nécessaire", selon la vice-présidente de France Universités. Elle ajoute que les besoins sont largement supérieurs de l'ordre de "15 milliards d'euros" sur 20 ans.

Enfin sur la poursuite du mouvement de blocages à l'université, la vice-présidente de France Université souhaite qu'il emprunte "une forme moins grave". Selon elle, le mouvement provoque des "dégâts monstres" pour les étudiants en première année.

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Source: Franceinfo · franceinfo

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