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Le cinéaste, qui a connu enfant les privations de liberté dans la Hongrie communiste, se penchait dans ses premiers films sur la machine exterminatrice nazie et le système totalitaire communiste. Son dernier long-métrage, en salle le 28 octobre, s’attache à la fin de la vie de Jean Moulin, confrontant à nouveau l’humanité et la barbarie.
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Rien n’allait de soi dans cette entreprise. Mettre en exergue la figure de Jean Moulin dans un long-métrage, pour commencer : en dehors de deux téléfilms, le résistant ne s’était jamais retrouvé au centre d’une œuvre cinématographique. Jusqu’à présent, il n’était apparu qu’en arrière-plan, dans Lucie Aubrac, de Claude Berri (1997), et, récemment, dans le diptyque La Bataille de Gaulle, d’Antonin Baudry.
Ensuite, raconter ce destin français par un réalisateur, László Nemes, dont la carrière s’est bâtie en Hongrie, avec Le Fils de Saul (2015), Sunset (2018) et Orphelin (2025). Se focaliser, enfin, sur les derniers jours de Jean Moulin était un défi puisque les détails de son arrestation par les nazis, alors qu’il s’efforce de réunifier les différents réseaux de la Résistance, puis de sa détention, durant laquelle il est interrogé et torturé par Klaus Barbie, le chef de la Gestapo à Lyon, restent mystérieux.
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Source: Le Monde · Samuel Blumenfeld
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