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Ran Halévi Fabien Clairefond

TRIBUNE - C’est une nation fracturée, hantée par le souvenir du 7 Octobre, et dont l’image s’est fortement dégradée à l’international, qui vient de se rendre aux urnes, pointe l’historien. Ce qui a donné lieu à des résultats plus que serrés, rendant difficile d’imaginer l’avenir de la démocratie israélienne.

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Ran Halévi est directeur de recherche au CNRS et professeur au Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron. Dernier livre paru : « Le Chaos de la démocratie américaine » (Gallimard, « Folio actuel », 2025).


Mardi dernier, 78 % des Israéliens en âge de voter se sont rendus aux urnes pour désigner la vingt-sixième législature de l’histoire du pays. Ce scrutin, que beaucoup tenaient pour un référendum sur l’avenir de la démocratie israélienne, s’annonce trop serré pour présager de la suite.

Apparemment, Benyamin Netanyahou, désavoué par une majorité de l’électorat, ne serait pas en mesure de reconduire la coalition sortante du Likoud et ses alliés de l’extrême droite nationale religieuse, l’ultradroite suprémaciste et les partis ultraorthodoxes. Le « bloc du changement », conduit par Gadi Eisenkot, espère parvenir à former un gouvernement minoritaire, soutenu de l’extérieur par les partis arabes israéliens, grands vainqueurs de ce scrutin (une vingtaine d’élus…

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Source: Le Figaro · Ran Halévi

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