Benyamin Nétanyahou et Gadi Eizenkot cherchent chacun à réunir une majorité au Parlement. Alors que les consultations du président de la République commencent ce mercredi, le grand marchandage a commencé.

Radio France

Publié le 04/11/2026 08:01 Mis à jour le 04/11/2026 08:09

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Des piétons passent devant une affiche présentant le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou (à droite) et l'ancien chef d'état-major des armées et dirigeant du parti centriste Yashar, Gadi Eisenkot, dans une rue de Ramat Gan, en Isr
Des piétons passent devant une affiche présentant le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou (à droite) et l'ancien chef d'état-major des armées et dirigeant du parti centriste Yashar, Gadi Eisenkot, dans une rue de Ramat Gan, en Israël, le 23 septembre 2026. (JACK GUEZ / AFP)

Qui sera le prochain Premier ministre israélien ? Le président israélien Isaac Herzog commence mercredi 4 novembre ses consultations avec les partis politiques pour déterminer qui de Benyamin Nétanyahou ou de Gadi Eizenkot aura l'opportunité d'être le premier à essayer de dégager une majorité pour gouverner le pays. Mais l'un et l'autre n'ayant obtenu la majorité nécessaire, le grand marchandage a commencé.

Le président israélien, qui a habituellement un rôle largement honorifique se retrouve dans ce contexte au cœur du jeu politique: avec 53 sièges - sur 120 - pour le camp de Benyamin Nétanyahou, qui détient le record de longévité à la tête de l'exécutif israélien, et 48 pour celui "du changement", chaque bloc n'a d'autre choix que d'étendre sa base et de négocier. Le président, qui veut à tout prix éviter de nouvelles élections, a prévu d'achever ses consultations jeudi soir, mais n'exclut pas de les prolonger. Il a jusqu'au 11 novembre pour faire son choix.

Ainsi, si Benyamin Nétanyahou, qui est arrivé en tête du scrutin, est soutenu par quatre des cinq partis de sa coalition sortante, il est très loin d'atteindre la majorité absolue. S'il veut accéder au pouvoir, il va devoir débaucher au moins quinze députés de l'opposition. Une mission quasiment impossible. De l'autre côté, Gadi Eizenkot est en position plus favorable avec trois autres partis sionistes. Il rassemble 48 députés, soit deux de plus que le Premier ministre. Mais les partis arabes et leurs 19 parlementaires ont déjà annoncé qu'ils le soutiendraient pour, à tout prix, pour tourner la page Nétanyahou.

A voir désormais, si l'ancien chef d'Etat-major accepte la main tendue, quitte à mettre temporairement de côté les divergences majeures sur la guerre à Gaza ou sur la colonisation en Cisjordanie. Gadi Eisenkot a accusé, mardi, son rival et le Likoud de "pogrom contre la démocratie", après que la procureure générale Gali Baharav-Miara eut émis des doutes sur l'impartialité de l'enquête lancée par les services de renseignement sur des soupçons de fraude électorale concernant les partis arabes.

Mercredi, la Commission électorale israélienne a annoncé n'avoir trouvé aucune preuve de fraudes portant atteinte à l'intégrité des dernières élections législatives, dont le résultat est contesté par le camp du Premier ministre sortant. Après avoir examiné les recours déposés par les différents partis et procédé à des vérifications poussées, les autorités électorales n'ont trouvé "aucune irrégularité ou preuve indiquant que l'intégrité des élections a été compromise ou que les résultats ont été altérés", a indiqué la commission dans un communiqué.

Cette mise au point intervient à quelques heures de la publication des résultats officiels de ce scrutin qui n'a permis de dégager aucune majorité. Désormais, les consultations vont durer deux jours. Le candidat choisi aura alors entre quatre et six semaines pour dégager une majorité.

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