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ENTRETIEN - La prise à partie du directeur opinion de l’Ifop, sur le plateau de Quotidien le 5 novembre, au sujet de l’origine des personnes interpellées lors des émeutes du 17 octobre, révèle la grille de lecture biaisée d’une partie de la gauche, analyse Christophe de Voogd, professeur à Sciences Po.
Passer la publicitéChristophe de Voogd est historien, professeur affilié à Sciences Po et spécialiste de rhétorique. Il tient une chronique dans nos pages.
LE FIGARO.- Le plateau de « Quotidien » a mis en cause les méthodes de Jérôme Fourquet, qui affirme que 75 % des prévenus en comparution immédiate après le 17 octobre portaient un prénom arabo-musulman ou africain. Le présentateur a lancé que « toute la fachosphère (…) ont (sic) adoré ». Que vous inspire cette séquence ?
Christophe DE VOOGD. - L’affaire pourrait paraître anecdotique et, comme toute « séquence », pour reprendre votre mot, destinée à être remplacée bien vite par la suivante. Or elle me paraît exemplaire des dérives gravissimes de notre débat public, sous l’influence (pour ne pas dire à l’instigation) de l’extrême gauche, non seulement médiatique mais intellectuelle. En un mot, nous sommes passés en régime orwellien. C’est-à-dire au divorce absolu entre langage et réalité. Désormais « la guerre c’est la paix », « la…
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Source: Le Figaro · Enguerrand Bedez
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