Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

DIRK SCHMIDT POUR « LE MONDE »

Propos recueillis par Anaïs Coignac

Publié aujourd’hui à 09h00

Article réservé aux abonnés

Témoignages« Remue-ménages ». Synonyme à la fois de renoncement et de nouveau départ, un déménagement n’est jamais anodin. Céline, 66 ans, a choisi de transformer sa maison de vacances, dans le Cotentin, en résidence principale où profiter de la retraite au calme.

Déménagement

« Mon mari travaille dans une grosse entreprise de l’industrie agroalimentaire. Il est souvent muté, alors nous passons de location en location. Moi, je travaille à Paris, à temps partiel, dans le paramédical ; où qu’on vive, je fais des allers-retours entre une et trois fois par semaine, le “deal” étant de ne pas dépasser un éloignement de 150 kilomètres de la capitale. A part changer les papiers peints et la déco, agencer les meubles dans un sens puis dans l’autre, nous ne nous attachons pas à ces logements de fonction.

Nous faisons un autre choix : celui d’acheter une maison de vacances, dans un village cotentinois de 150 habitants, à 2 kilomètres de la mer. C’est une bâtisse en pierre de deux étages, qui date du XVIIIe siècle. On se dit qu’un jour elle sera notre résidence de “grandes grandes vacances”, celle où l’on s’installera tous les deux pour la retraite. Nous y passons six ou huit semaines l’été. Chaque été là-bas ressemble à une grande parenthèse, entre virées à la mer avec les copains et tablées dans le jardin, jusqu’au moment où il faut fermer les volets et retourner à une vie rythmée par des horaires. Au fil du temps, cette maison devient notre point d’ancrage familial.

En 2005, nous arrivons à Amiens, dans un appartement pas spécialement charmant mais fonctionnel, dans le centre-ville, proche du collège et du lycée, pas loin de la rocade et à quinze minutes à pied de la gare. Mon mari est content de ne pas avoir de jardin : il en a marre de tondre la pelouse et de tailler la haie dans des logements qui ne sont pas les nôtres. Nous avons moins de place, et il faut faire un premier tri de meubles et d’affaires plus superflues, que nous emportons dans le Cotentin.

Il vous reste 72.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source: Le Monde · Anaïs Coignac

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira